Evusheld : modification des recos pour contrer sa perte d’efficacité face à Omicron

27/04/2022 Par Louise Claereboudt
Infectiologie
Face à la perte significative d’activité de la bithérapie d’anticorps monoclonaux Evusheld (AstraZeneca) vis-à-vis du variant Omicron, et notamment du sous-variant BA.1, ses modalités d’administration évoluent, indique la Direction générale de la santé dans un Urgent daté du 25 avril.

    Les dernières données in vitro de séroneutralisation faisant état d’une perte significative d’activité de la bithérapie Evusheld (AstraZeneca) vis-à-vis du variant Omicron, et notamment du sous-variant BA.1, la Direction générale de la santé informe les soignants de l’évolution de la posologie dans un DGS-Urgent diffusé ce lundi 25 avril. Pour rappel, l’association de tixagévimab et de cilgavimab est indiquée depuis le mois de mars en prophylaxie pré-exposition du Covid-19 chez les patients adultes et les ados de 12 ans et plus (pesant au moins 40 kg) immunodéprimés ou bien non éligibles à la vaccination et à risque de forme sévère.

Afin de maintenir l’efficacité d’Evusheld, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a mis à jour le RCP (Résumé des caractéristiques du produit) après avis de l’ANRS – Maladies infectieuses émergentes (ANRS-MIE). "Cette version actualisée prévoit un doublement de la dose ou une réduction du délai d’administration entre 2 doses", peut-on lire dans le DGS-Urgent. Une évolution du schéma posologique également recommandée par le Collège de la Haute Autorité de santé dans une décision datée du 17 mars dernier. Désormais, les patients éligibles doivent recevoir une première dose de 600 mg (300 mg de tixagévimab et 300 mg de cilgavimab), le double de ce qui était indiqué initialement donc. Pour ceux ayant déjà reçu une injection, "l'administration d'une deuxième dose de 300 mg (150 mg de tixagévimab/150 mg de cilgavimab) dans la mesure du possible et, le cas échéant, le plus rapidement possible" est recommandée. Cela suit les recommandations du Haut Conseil de la Santé publique (HCSP), datées de mi-avril. Celui-ci plaide également pour "l’inclusion des patients recevant Evusheld dans des cohortes observationnelles". La Direction générale de la santé indique enfin que "des investigations sont en cours pour conforter ce schéma posologique".

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Patrick Tafani

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Oui,3 fois oui. ils sont inutiles et nocifs pour la bonne marche de la pratique médicale de terrain......on la vu pour la covid. ... Lire plus

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