A propos de l’architecture génétique et de son influence sur l’évolution de l’indice de masse corporelle chez l’enfant

28/04/2022 Par Pr Philippe Chanson
Endocrinologie-Métabolisme Pédiatrie
La croissance, mais aussi l’indice de masse corporelle IMC), changent en fonction de l’âge, selon un mode très caractéristique.

A partir de la naissance, l’IMC augmente rapidement jusqu’à atteindre un maximum à l’âge de 9 mois (pic d’adiposité), puis diminue progressivement jusqu’à un minimum atteint à l’âge de 5-6 ans, avant un rebond d’adiposité. Une augmentation précoce de l’IMC est associée à un diabète, une puberté plus précoce, un risque d’obésité dans l’adolescence et l’âge adulte. De plus, seul un tiers des sujets ayant une obésité à l’âge adulte avaient un poids normal au cours de l’enfance et 90 % des enfants définis comme obèses à l’âge de 3 ans restent obèses au cours de l’adolescence. Toutefois, le rôle des variants génétiques, fréquents sur le développement du poids des enfants, reste mal connu. Une équipe norvégienne publie dans Nature Metabolism une étude dans laquelle ils ont identifié 46 loci génétiques associés à l’évolution de l’IMC en fonction de l’âge avec 4 trajectoires majeures. Ils ont réalisé des études d’association génome entier en fonction de l’IMC à 12 moments entre la petite enfance et l’âge de 8 ans chez 28 680 enfants et leurs parents de la cohorte norvégienne mère-père-enfant. Les gènes de l’obésité monogénique sont surreprésentés à proximité de loci identifiés et plusieurs signaux d’association complexe à proximité du gène du récepteur de la leptine, du récepteur du GLP1, de PCSK1 et KLF14 indiquent une influence majeure de variants génétiques communs affectant le système leptine/mélanocortine très tôt dans l’enfance. Ils montrent aussi comment le paysage génétique de l’IMC change rapidement au cours des 8 premières années de la vie. Ce travail montre le rôle clé du système central leptine/mélanocortine dans la régulation de l’obésité polygénique au cours de l’enfance et montre comment les loci génétiques impliqués dans cette voie peuvent exercer leur influence sur le poids à tel ou tel moment dans l’enfance. Cela suggère que des interventions pourraient être possibles à des périodes critiques au cours de la vie.

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