Le dulaglutide hebdomadaire évalué dans le traitement des enfants et adolescents ayant un diabète de type 2

27/09/2022 Par Pr Philippe Chanson
Diabétologie
L’incidence du diabète de type 2 augmente chez les enfants et adolescents. Il est important dans cette population de savoir si des agonistes du récepteur du GLP1 comme le dulaglutide, administré 1 fois par semaine sont aussi efficaces, en termes de contrôle de la glycémie, que chez les sujets adultes.

  Une étude en double insu versus placebo de 26 semaines a été mise en place dans 9 pays à travers le monde chez des enfants et adolescents âgés de 10 à 18 ans dont l’IMC devait être > 85ème percentile et qui étaient traités par des modifications du style de vie ou de la metformine et recevaient ou non de l’insuline basale. Ils ont reçu une injection sous cutanée hebdomadaire, soit de placebo, soit de dulaglutide à la dose de 0.75 mg, soit de dulaglutide à la dose de 1.5 mg. Un total de 154 participants a été randomisé. A la 26ème semaine, l’hémoglobine glyquée moyenne avait augmenté dans le groupe placebo (0.6 point de pourcentage) et avait diminué dans le groupe dulaglutide (-0.6 point de pourcentage dans le groupe 0.75 mg par semaine et -0.9 point de pourcentage dans le groupe 1.5 mg ; p < 0.001 pour les 2 comparaisons vis-à-vis du placebo). A 26 semaines, un pourcentage supérieur de participants des 2 groupes dulaglutide poolés, en comparaison du groupe placebo, avait une hémoglobine glyquée < 7 % (51 %) vs 14 % (HbA1c >7%) ; p < 0.001. La glycémie à jeun a augmenté dans le groupe placebo (0.17 g/l) et baissé dans le groupe dulaglutide poolé (-0.18 g/l ; p < 0.001). Il n’y avait pas de différence entre les groupes pour ce qui concernait la variation de l’indice de masse corporelle. L’incidence des événements gastro-intestinaux était supérieure dans le groupe dulaglutide par rapport au groupe placebo. Le profil de sécurité était le même que celui rapporté chez l’adulte. En conclusion, le traitement par dulaglutide à la dose hebdomadaire de 0.75 mg ou 1.5 mg est supérieur au placebo pour améliorer le contrôle glycémique après 26 semaines chez des jeunes enfants ou des adolescents ayant un diabète de type 2, qu’ils soient traités ou non par metformine ou insuline basale, et cela sans effet sur l’IMC.

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