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Certificats de sports : les généralistes veulent savoir qui financera les examens obligatoires

24/08/2017 Par Catherine le Borgne
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La réforme des certificats d'aptitude à la pratique du sport instaure, pour certains sports à risques spécifiques, une grille d'examens à prescrire obligatoirement sans qu'on sache qui les financera. MG France exige des précisions.

Une remnographie des artères cervico-céphaliques (IRM, 69€) et une épreuve d'effort sans mesure des échanges gazeux (76,80€) tous les 3 ans pour la boxe anglaise après 40 ans, un examen ophtalmologique comprenant acuité visuelle, champ visuel et vision des couleurs pour la conduite de véhicules à moteur en compétition, un ECG à partir de 12 ans puis tous les 3 ans pour le rugby (en ou hors compétition), un ECG, une échocardiographie (96,49€) et un test d'effort pour le rugby après 40 ans en compétition, une remnographie cervicale tous les 2 ans voire tous les ans selon le poste et l'âge au rugby… Voici quelques-uns des examens coûteux qui devront être obligatoirement prescrits par les médecins traitants, pour se prémunir de risques médico-légaux. Après les jeunes généralistes du SNJMG, c'est au tour de MG France de s'interroger sur le financement de ces examens coûteux de prévention, donc non remboursés jusqu'alors, et "qu'il sera impossible le plus souvent de mettre à la charge du patient ou de sa famille". Si ce n'est pas le régime obligatoire qui doit payer, MG France souhaite connaître les conditions que fixeront ces assureurs et les effets prévisibles sur les primes, fait-il savoir dans un communiqué. Et si tel n'est pas le cas, les MG veulent connaître le montant des provisions prévues par l'assurance maladie pour cette ligne de dépense. "Quelle que soit la décision qui sera prise, MG France refusera que les médecins généralistes soient inquiétés pour avoir engagé des dépenses nouvelles que le gouvernement a décidé et auxquelles aucun d'eux ne pourra déroger sans risque médico-légal", prévient le syndicat.

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

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