@Gabriel/Stock.adobe.com
"Le VIH n'a pas disparu" : des associations dénoncent l'impasse sur la campagne de prévention
Aucune campagne de communication n'est prévue par Santé publique France à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre, dénoncent plusieurs organisations. Le ministère dément toute "annulation" mais reconnaît que la lutte contre le VIH ne figurait pas parmi les "priorités" en termes de communication.
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"Il serait regrettable que la France emboîte le pas à l'administration américaine, qui a, en 2025, supprimé tout financement public à ce temps fort consacré à cette journée de mobilisation et de prévention contre le VIH", s'est alarmé mardi, dans une lettre ouverte à la ministre de la Santé, un collectif d'organisations de lutte contre le sida. Ces associations (Act Up, Aides, Sidaction...) et structures (comités de santé sexuelle, Société française de lutte contre le sida...) y dénoncent l'annulation par Santé publique France de la campagne de prévention déployée traditionnellement le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida. Une décision qui serait liée à des "coupes budgétaires".
Pour ce collectif, cela "envoie un signal particulièrement inquiétant sur le niveau réel d'engagement de l'État dans la lutte contre le VIH", alors que la France s'est fixé l'objectif
d'éliminer sa transmission à l'horizon 2030. "Le VIH n'a pas disparu", alerte-t-il, demandant au ministère de revenir sur cette décision.
Récusant toute "annulation" car "la campagne n'avait pas été produite", le directeur général de la Santé, Grégory Emery, a reconnu que le Gouvernement avait "été amené à établir des priorités dans les campagnes demandées à Santé publique France, et celle-ci n'a pas figuré parmi les priorités". Sur le VIH, "on a une politique publique très complète -récemment la stratégie 2026-2030 de santé sexuelle-, on sait animer les réseaux territoriaux (ARS, professionnels de santé) et on a des outils digitaux pour
être aussi efficaces qu'une campagne nationale", a-t-il plaidé. "Contexte budgétaire contraint ou pas, c'est important que la communication de l'Etat soit plus lisible pour les citoyens, mieux organisée", et "une campagne télévisuelle aujourd'hui n'est plus impactante", a encore défendu Grégory Emery.
[avec AFP]
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