Image générée par IA

Image générée par IA

Prix des médicaments à l'hôpital : le gouvernement veut refroidir le moteur

12/10/2017 Par Catherine le Borgne
Image générée par IA

Image générée par IA

2018 sera rude pour l'hôpital, obligé de maîtriser drastiquement le prix des médicaments. Revue des innovations du projet de budget de la sécurité sociale 2018, par Les Echos, En apparence, l'hôpital ne tire pas trop mal son épingle du jeu. Il va bénéficier l'an prochain, d'un objectif d'augmentation des dépenses hospitalières de médicament de 3 %, alors qu'il n'avait que 2 % en 2017. En ville, le taux est à zéro. Ces objectifs sont encadrés par une procédure de sauvegarde : en cas de déclenchement de la clause, les laboratoires seront contraints de rembourser à l'assurance maladie, une partie du dépassement, note les Echos. S Si le taux hospitalier est un peu plus élevé que l'année précédente, c'est en raison de "l'arrivée de plusieurs innovations importantes en 2018", justifie le projet de loi. Mais pour rester en deçà du taux de 3 %, les efforts seront ardus. C'est pourquoi le gouvernement veut modifier la règle du jeu pour l'achat et l'utilisation à l'hôpital des médicaments innovants et onéreux - ceux qui figurent sur leur "liste en sus".  Ainsi, les patients étrangers se verront facturer directement le coût de la consommation de produits de santé inscrits sur la liste en sus. Par ailleurs, poursuit le quotidien, un fabricant de médicaments ne pourra plus évincer la concurrence en proposant de super-remises à l'hôpital qui lance un appel d'offres. Le projet de loi crée "un tarif unique de remboursement pour les médicaments à l'efficacité équivalente" dans la même classe.  De plus, lorsqu'un laboratoire dont le médicament est déjà autorisé sur le marché obtiendra un feu vert pour expérimenter une nouvelle indication thérapeutique dans les hôpitaux, le prix pourra être renégocié à la baisse. Jusqu'à présent, c'est le tarif d'origine qui s'applique. Ceci pour couper à la pratique actuelle, consistant à commencer par cibler une population restreinte à des tarifs vertigineux, puis étendent ces tarifs à d'autres cibles. Enfin, les établissements sont incités à participer à l'effort de maîtrise des dépenses. Ceux qui ont signé un "contrat d'amélioration de la qualité et de l'efficience des soins", un dispositif créé en 2016, pourront prétendre à un intéressement pouvant aller jusqu'à 30% des économies réalisées, versé par l'agence régionale de santé. [Avec lesechos.fr]
 

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3