Un bébé décédé à l'hôpital de la Timone, incinéré par erreur

02/03/2018 Par Sandy Bonin

Un bébé de 8 mois décédé à l'hôpital de la Timone a Marseille a été incinéré par erreur après avoir été confondu avec un autre bébé décédé. Les parents ont porté plainte.

Les parents du bébé décédé avaient réglé avec une entreprise funéraire les obsèques de leur sixième enfant, décédé dans la nuit du 23 au 24 février à l'hôpital des suites d'une pathologie cardiaque. Alors que le couple s'apprêtait, mercredi, à enterrer au cimetière leur fils, des responsables hospitaliers les ont informés, après plusieurs heures d'attente, que le corps avait par erreur été incinéré le matin même au funérarium d'Aubagne, a raconté leur avocat Me Prosper Abega. L'avocat a précisé que, selon la culture de ce couple, "le corps doit retourner à la terre, l'incinération est inconcevable. Ils auraient souffert comme tous les parents face à la perte d'un enfant, mais face à cette seconde mort, leur souffrance est irréparable". Ils ont porté plainte pour "atteinte à l'intégrité d'un cadavre". "La plainte déposée", a expliqué Me Abega, "devra permettre aux parents de comprendre ce qui a pu conduire à cette deuxième disparition de leur enfant et de dégager des responsabilités". Dans un courrier adressé mercredi aux parents, le directeur du groupe hospitalier de la Timone a confirmé "qu'un échange de corps (avait) eu lieu entre leur enfant et un autre enfant au sein des locaux de la chambre mortuaire de l'hôpital". Il précise avoir ordonné une enquête administrative "visant à déterminer les circonstances de ce malheureux événement". Dans un communiqué, l'Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) déplore "un dysfonctionnement majeur dans les opérations funéraires" et évoque "une défaillance dans l'application des protocoles d'identitovigilance par les différentes personnes en charge des procédures de vérification". "L'hôpital explique aux parents qu'il s'agit d'une confusion entre un prématuré et un bébé de huit mois, tous deux porteurs d'un bracelet. Il était donc facile de distinguer les deux", a réagi Me Abega. [Avec AFP]

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