A louer : ancienne chambre d'hôpital psychiatrique, 250 euros

01/03/2019 Par A.F.
Insolite
En attendant la destruction de l’ancien centre psychiatrique Constance-Pascal de Melun (Seine-et-Marne), des chambres réhabilitées sont proposées à la location à des prix défiants toute concurrence.

Et si vous résidiez dans un ancien hôpital psychiatrique ? Depuis septembre dernier, la société Camelot Europe loue temporairement des studios dans l’ancien centre Constance-Pascal de Melun, qui à terme doit être rasé pour accueillir un projet immobilier. Actuellement, 35 chambres – pouvant être meublées à la demande – sont proposées à la location et une quinzaine sont actuellement disponibles. "C’est de la co-occupation, une vie en communauté. Les chambres sont pour la plupart individuelles et disposent de sanitaires mais il y a une cuisine, des salles d’eau et une salle de vie communes", détaille Olivier Berbudeau, directeur du développement chez Camelot Europe, à La République de Seine-et-Marne. Pour habiter dans l’ancien centre psychiatrique, transféré désormais au Santépôle de Seine-et-Marne, les résidents doivent en moyenne débourser 258 euros par mois pour une chambre de 9 à 35 m², la taille moyenne étant d’une vingtaine de m². Pour une chambre meublée, le coût est légèrement plus élevé : 303 euros par mois. En prime, les occupants ne paient pas de charges, tout est inclus dans le tarif. "L’occupant ne sait pas combien il va pouvoir rester donc il est normal de payer un moindre coût", souligne Olivier Berbudeau. Seules conditions pour formuler une demande de logements : être majeur, être salarié ou tout du moins garantir de revenus réguliers et donc être prêts à une durée de location flexible. Cependant, pas question de mettre pour autant les personnes à la rue du jour au lendemain. Un préavis d’un mois sera respecté. Si à Melun, il s’agit d’un ex centre psychiatrique, ailleurs en France, la société Camelot Europe, spécialisée dans la gestion et la protection des biens vacants, offre la possibilité de se loger temporairement dans d’anciens hôpitaux, des bureaux ou même encore dans des châteaux. A travers l’hexagone, ce sont une soixantaine de sites qui sont gérés ainsi, avec près de 500 locataires. "Le concept est bien moins développé en France que dans d’autres pays comme les Pays-Bas, regrette Olivier Berbudeau. C’est un concept gagnant-gagnant, tant pour le propriétaire que la personne qui occupe le bien." A Melun, le terrain, propriété du Groupe hospitalier du Sud Ile-de-France (GHSIF) est en passe d’être cédé à un promoteur. Un compromis de vente a ainsi été signé avec la société Cogedim qui envisage la construction de 450 logements. La date de démolition des bâtiments n’a pas encore précisé.  [Avec la République de Seine-et-Marne]

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Marie GILARDI

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