Sanofi supprime 466 postes et abandonne la recherche en cardiologie

21/06/2019 Par Yvan Pandelé
Médicaments
Sanofi continue son "dégraissage". La société vient d'annoncer le départ volontaire de 466 chercheurs, dont 300 en France. Le géant pharmaceutique français, qui a manqué le tournant des immunothérapies en cancérologie, souhaite notamment se retirer de la recherche sur les maladies cardiovasculaires.

Certaines coïncidences sont cruelles. Deux jours après l'annonce d'un grand partenariat de recherche avec Google, le géant pharmaceutique français annonce sa volonté de tailler dur dans ses effectifs. Le plan social prévoit 466 départs volontaires de chercheurs, dont 300 en France et le reste en Allemagne. "Nous voulons prioriser nos activités de recherche-développement sur des médicaments et vaccins qui feront une vraie différence pour les patients", a justifié Marc Bonnefoi, vice-président chargé des opérations R&D monde du groupe. Depuis deux ans, le groupe met l'accent sur sa recherche en oncologie, un énorme marché où il espère rattraper son retard, ainsi que dans l'immunologie, les maladies rares et les vaccins.

C'est surtout la filière cardiologie qui devrait faire les frais du repositionnement stratégique de Sanofi, présenté le mercredi 19 juin après-midi à l'occasion du comité social et économique central de la filière R&D du groupe. "La majorité des maladies cardiovasculaires ont désormais des traitements qui marchent très bien, et donc la barrière à l'innovation est très élevée", a expliqué Marc Bonnefoi. Le diabète devrait rester dans les activités du groupe, avec un recentrage autour de la prise en charge des facteurs de risque. Le groupe pharmaceutique prévoit également de "redéployer une partie" de ses effectifs en immuno-oncologie et d'investir dans les biotechnologies en France, en Allemagne et aux États-Unis. Du côté des syndicats, on dénonce un plan motivé par des raisons financières et on prépare une mobilisation. Ces derniers mois, les restructurations sont allées bon train à Sanofi, avec la suppression de plus de 1000 emplois en France au sein des fonctions support et commerciales. L'an dernier, la société avait également confié 100 chercheurs en infectiologie basés à Lyon à un sous-traitant allemand. [Avec AFP]

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