Mort d'un homme sur le parking des urgences d'Orsay : une enquête ouverte

15/10/2019 Par Marion Jort
Faits divers / Justice
Le parquet d’Evry (Essonne) a ouvert une enquête pour “non-assistance à personne en péril” après la mort d’un homme qui avait appelé le Samu depuis le parking de l’hôpital d’Orsay.  

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet d’Evry (Essonne) pour non-assistance à personne en péril après la mort d’un homme de 47 ans sur le parking de l’hôpital d’Orsay alors qu’il était au téléphone avec un médecin du Samu.  

Un appel, qui, selon les informations de 20 Minutes, dure 2’52 minutes. Le 22 mai dernier, la victime a composé le 15 aux alentours de 18 heures. “Je suis en voiture. Je ne suis pas bien du tout. J’arrive devant l’hôpital d’Orsay. Je suis dans une voiture 407. Je suis vraiment pas bien”, explique-t-il à l'hôtesse, qui passe le combiné à un médecin en trente secondes. Je suis oppressé. (…) J’ai du mal à respirer. Je vais tomber par terre. Je suis pas bien. Je peux pas me relever. Aidez-moi s’il vous plaît. Je suis par terre. Aidez-moi s’il vous plaît…”, relate le quotidien qui a pu écouter l’enregistrement.  

Peinant à le localiser, le médecin du Samu insiste à plusieurs reprises pour savoir où il se trouve exactement, en précisant qu’il ne peut pas intervenir sans cette information, l’hôpital d’Orsay ayant deux parkings différents. 20 Minutes relève toutefois que les deux parkings n’abritent qu’une trentaine de places.  

C’est finalement après l’appel d’un passant ayant vu l’homme s’effondrer qu’une équipe de soignants est sortie sur le parking. Elle pratique alors un massage cardiaque, mais le décès est constaté vers 19h10, une heure après son arrivée.  

 

Des incohérences  

Dans son article, 20 Minutes relève plusieurs incohérences sur cette affaire. D'abord, le dossier administratif qui indique que l’homme a été admis à 19h30, soit 20 minutes après sa mort. Ensuite, le fait qu’aucune autopsie n’ait été pratiquée pour prouver l’infarctus.  

De son côté, le centre hospitalier assure que tout a été réalisé selon la procédure habituelle, et qu’il est logique de prodiguer les premiers soins à un homme mourant avant de remplir un dossier administratif. L’enquête a été confiée à la police des Ulis.  

[Avec 20 Minutes

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