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Mois sans alcool : les associations maintiennent l’opération sans l’aide de l’État

04/12/2019 Par Louise Claereboudt
Santé publique
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Les associations et les addictologues ont annoncé mardi 3 décembre que l'opération Mois sans alcool se tiendra comme prévu en janvier, malgré le refus du Gouvernement de la soutenir.   Après avoir fait couler beaucoup d'encre, la campagne de prévention Mois sans alcool aura bien lieu. "Malgré les efforts du lobby alcoolier, malgré l’annulation sous pression de l’Élysée de l’opération Mois sans alcool […], il y aura bien une campagne de 'Dry January' en France", a assuré France Assos Santé dans un communiqué diffusé mardi 3 décembre.

Fin novembre, le Gouvernement avait en effet rétropédalé et décidé de ne plus soutenir l'opération, qui devait pourtant être portée par Santé publique France. Tout était prêt pour lancer cette campagne inédite en France, dont le but est de proposer aux personnes qui le souhaitent de faire une pause avec l'alcool pendant un mois. Mais, selon Bernard Basset, vice-président de l'Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA), "tout a été annulé sous la pression des viticulteurs". Ceux-ci s'étaient effectivement inquiétés d'une telle opération. "En incitant les Français à ne plus acheter de vin pendant un mois, le Gouvernement renforcerait les nombreuses inquiétudes de la filière", avait par exemple déclaré les Élus de la vigne et du vin (Anev), avant le retrait du Gouvernement. Lâchés par l'Élysée, les addictologues et les nombreuses associations avaient pourtant insisté sur les bienfaits sur la santé d'une telle pause : perte de poids, meilleur sommeil, regain d’énergie, meilleure concentration et, à terme, une consommation d’alcool mieux maîtrisée. Lundi 2 décembre, France Assos Santé, a donc de nouveau demandé à Emmanuel Macron d'inscrire le Mois sans alcool à l'agenda 2020. Quoi qu'il en soit, les acteurs de la prévention assurent qu'ils vont mener à bien leur projet, "avec ou sans le concours des pouvoirs publics".    

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