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Le personnel d’un hôpital forme une chaîne humaine pour dénoncer les conditions de travail

03/02/2020 Par Marion Jort
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Une centaine de personnes se sont rassemblées dimanche 2 février pour former une chaîne humaine autour de l'hôpital Robert Debré, à Paris pour “sauver l’hôpital public”. 

  Pour marquer les esprits, dénoncer les conditions de travail des médecins et soignants et le manque de moyens dans les hôpitaux publics, une centaine de personnes se sont rassemblés, dimanche 2 février pour former une chaîne humaine autour de l’hôpital Robert Debré, à Paris.  Réunis à l'appel du Collectif Inter-Hôpitaux, les manifestants, dont beaucoup étaient en blouse blanche, ont déroulé une banderole indiquant "Urgence(s) pour l'hôpital public" et portaient des pancartes "Blouses blanches en colère", "Sauvons l'hôpital public" ou "Médecins en grève". "Ce rassemblement fait chaud au coeur", a déclaré sur place Nicolas Casodias, aide-soignant aux urgences d'un hôpital parisien. "Aux urgences, on est en lutte depuis le mois de mars et on se rend compte que quand on va à la rencontre du public, des usagers, ils sont massivement attachés à l'hôpital public. Le gouvernement doit en tenir compte."  

  Depuis mi-janvier, plus de 1.100 médecins hospitaliers, chefs de services et autres responsables de pôles ou d'unités fonctionnelles issus de toute la France et réunis au sein de ce collectif, se disent prêts à démissionner administrativement, c'est-à-dire suspendre leurs activités d'encadrement, en l'absence de "négociations" avec le gouvernement sur une augmentation du budget et des salaires à l'hôpital. "Une chaîne humaine, malheureusement le gouvernement n'en a cure", a regretté Julie, infirmière en réanimation pédiatrique à Robert Debré, se disant "à bout, pas loin du burn-out". "Pour nous, c'est symbolique, et on continuera à mener des actions, faire des manifestations." Selon elle, "les médecins chefs de service continuent à...

démissionner en masse" et "les soignants (vont) aussi finir par quitter le navire".            

  Ce lundi, plusieurs actions de médecins démissionnaires sont attendues, notamment à Paris et à Caen, selon le collectif. Après dix mois de crise à l'hôpital, syndicats et collectifs de soignants appellent à une nouvelle journée de grève et de manifestations le 14 février pour réclamer au gouvernement l'"ouverture de véritables négociations" sur le budget et les salaires du secteur.  

  [avec AFP]

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