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Lutte contre l'infertilité : un courrier envoyé d'ici la fin du mois à tous les Français de 29 ans
Le comité de pilotage du Plan national de lutte contre l’infertilité, présidé par le Pr Hamamah, a remis ce mardi 3 novembre son rapport à la ministre de la Santé. L’occasion, pour Stéphanie Rist, d’annoncer de premières mesures dans ce domaine, orientées principalement vers l’information de la population concernée.
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"Trop souvent, les difficultés sont découvertes tardivement, alors que nous pouvons agir plus tôt pour mieux informer, prévenir et accompagner", affirme Stéphanie Rist. Les mesures annoncées ce mardi 3 novembre font partie du Plan contre l’infertilité qui avait été lancé en février dernier.
Ainsi, une campagne de sensibilisation va être menée avec Santé publique France. Elle s’adressera aux femmes et aux hommes de 20 à 35 ans, "qu’ils aient ou non un projet parental", précise le ministère. "Son ambition est de permettre à chacun de mieux comprendre les facteurs qui influencent sa fertilité et d’adopter, dès aujourd’hui, des comportements favorables à sa santé reproductive". Le portail "Ma fertilité", accessible sur Santé.fr, va aussi être lancé. Il contiendra une information fiable et validée scientifiquement pour répondre à toutes les questions et lutter contre la désinformation.
En outre, un courrier sera envoyé "d’ici la fin du mois" par l’Assurance maladie à tous les Français de 29 ans. Il vise à "les informer sur les enjeux liés à la fertilité et les possibilités de préservation".
Au-delà de l’information de la population, le rapport remis ce jour par le comité de pilotage du Plan national préconise quatre axes prioritaires d’action : prévenir l’infertilité, améliorer l’accès à l’AMP avec don de gamètes, optimiser les parcours diagnostiques et thérapeutiques et soutenir la recherche et l’innovation.
Des recommandations de la HAS à venir
La prévention y apparaît aussi fondamentale, et ce, dès le plus jeune âge. Dans ce cadre, le Gouvernement envisage d’intégrer un volet consacré à la fertilité à Mon Bilan prévention pour les 18-25 ans. Et des recommandations de la Haute Autorité de santé sur la santé pré-conceptionnelle et le repérage de l’infertilité devrait être publiées, pour améliorer les diagnostics précoces et harmoniser les pratiques.
Le comité de pilotage préconise aussi de réorganiser l’activité de don de gamètes et d’accueil d’embryons. Le rapport souligne ainsi la nécessité de "simplifier l’organisation des dons et le parcours des donneurs/donneuses", ainsi que de "sécuriser l’activité d’AMP dans les centres via le dimensionnement nécessaire des ressources". Il s’agit de renforcer l’information et d’améliorer l’organisation des activités de recueil et d’attribution des gamètes, pour réduire les délais d’attente et de garantir un accès plus équitable à l’AMP. D’ores et déjà, trente nouveaux centres d’AMP ont été déployés, annonce le Gouvernement, portant à 70 le nombre total.
Elargir l'autoconservation ovocytaire
Le rapport préconise également d’élargir la possibilité de pratiquer l’autoconservation ovocytaire, que ce soit pour des raisons médicales ou non, à l’ensemble des centres d’AMP publics et privés, ainsi que de renforcer les capacités de stockage des gamètes.
Concernant le parcours de soins, le rapport recommande de faciliter l’accès au diagnostic en appliquant "un adressage des patients en centre AMP précoce adapté selon l’âge et le contexte d’infertilité". Il s’agit aussi de renforcer la coordination entre les professionnels de premier recours et les équipes spécialisées, et d’améliorer la continuité des prises en charge.
Enfin, pour développer la recherche, le Gouvernement annonce un investissement global de plus de 27 millions d'euros sur la thématique de la fertilité avec notamment des programmes de recherche sur l’endométriose, mais aussi le programme "Infertil-SaFe", consacré à la compréhension des mécanismes de l’infertilité, à l’impact de l’environnement et des modes de vie et à l’amélioration des techniques d’AMP.
Et concernant les facteurs environnementaux, 12 plateformes Prevenir (PRÉVention ENvIronnement Reproduction), ont été ouvertes (trois à venir) avec pour objectif "de mieux prendre en compte au sein de structures hospitalières spécialisées les facteurs environnementaux susceptibles d’affecter la santé reproductive".
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