De nouveaux "investissements importants" à venir pour les hôpitaux, annonce Castex

08/02/2021 Par Sandy Bonin
Dans une interview accordée au quotidien Ouest-France, le Premier ministre Jean Castex a promis que des "investissements importants" seraient "annoncés dans les prochaines semaines" pour les hôpitaux, s'ajoutant aux mesures du Ségur de la Santé. Il est par ailleurs revenu sur la stratégie du Gouvernement pour lutter contre la pandémie.

  "Des investissements importants seront aussi annoncés dans les prochaines semaines, sans parler de la reprise d'un tiers de la dette hospitalière", a déclaré le Premier ministre au quotidien régional, à la veille d'une visite en Bretagne tout en rappelant qu'un "effort sans précédent" avait déjà été engagé par le Gouvernement au travers du Ségur de la Santé. Dans le contexte de crise sanitaire, l'exécutif s'était déjà porté au chevet du système hospitalier l'été dernier avec le Ségur de la Santé, qui a abouti à une enveloppe de 8,2 milliards d'euros de revalorisation salariale ainsi que 15.000 embauches. A cela s'ajoute la reprise de la dette hospitalière à hauteur de 13 milliards d'euros.   "Il ne suffit pas d'acheter des lits chez Ikea pour ouvrir des places en réanimation!" Le Premier ministre s'est agacé de la proposition d'augmenter le nombre de places en réanimation dans les établissements hospitaliers. "Il ne suffit pas d’acheter des lits chez Ikea pour ouvrir des places en réanimation ! Augmenter les capacités hospitalières, c’est avant tout former des anesthésistes et des infirmières spécialisées et c’est cela qui prend du temps. On a pris le mal à la racine en supprimant le numerus clausus, mais il faut dix ans pour former un médecin. Nous avons aussi su presque doubler les places de réanimation en cas de crise aiguë", s'est-il justifié. Interrogé sur la décision du Gouvernement de ne pas confiner, en opposition avec les préconisations du Conseil scientifique, le Premier ministre s'est défendu de vouloir reprendre les commandes. "À aucun moment je n’ai eu le sentiment que la conduite de l’État était dictée par le Conseil scientifique. Leur expertise est très utile mais c’est au politique ensuite de prendre ses responsabilités, sans jamais perdre de vue notre objectif premier, notamment grâce aux données épidémiologiques : la protection de la santé des Français." Louant la solidité du "système français", Jean Castex a toutefois appelé à "rester pragmatique et tirer les leçons d'une crise. Si des réformes doivent être engagées, elles le seront", a-t-il ajouté. [Avec Ouest-France.fr]

Faut-il supprimer les ARS ?

Marie GILARDI

Marie GILARDI

Oui

Leur communication est opaque Ils ne comprennent rien au terrain Ils ont une logique comptable Ils ont et ont participé à la... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Témoignage
"Ma concentration ne dépassait pas les 30 minutes" : médecin généraliste, elle raconte "l'enfer" de son burn...
15/04/2026
21
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
15
Psychiatrie
"La caisse me réclame plus de 40.000 euros" : le combat d'un psychiatre pour des prescriptions basées sur les...
08/04/2026
20
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Déontologie
"On m'a sali alors que je n'ai fait que rendre service" : un médecin retraité jugé pour avoir continué à...
10/03/2026
0
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2