"Je suis content de prendre un rdv normal chez le médecin à 19h" : le directeur de la Sécu "réservé" sur l'extension de la PDSa

17/02/2022 Par Sandy Bonin
Assurance maladie / Mutuelles
Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale de l’assurance maladie était auditionné ce mercredi 16 février par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale sur le thème des mutations de notre système de santé. Il s'est dit réservé sur l'extension de la permanence des soins en ville au samedi matin ou au début de soirée, avant 20 heures et a refait le point sur les aides à l'installation.

   Questionné par les députés de la commission des affaires sociale sur divers thèmes liés à la mutation du système de santé, le directeur de la Cnam a longuement répondu. Il s'est notamment exprimé sur la question de l'extension de la permanence des soins par les médecins de ville, le soir à partir de 18h et le samedi matin. "Soyons attentifs à ne pas envoyer le signal que les cabinets médicaux peuvent fermer à 18h ou ne pas être ouverts le samedi matin et que ça bascule en permanence des soins. L'accès aux soins ne sera pas forcément rendu plus facile. C'est une demande de certains professionnels de santé, je les comprends. A ce stade, l'Assurance maladie a toujours été réservée. Est-ce qu'on veut des cabinets médicaux ouverts et facilement accessibles de 18h à 20h, ou veut-on de la PDS ? Je me pose la question", a estimé Thomas Fatôme avant de poursuivre, "moi je suis content de pouvoir consulter un médecin et prendre un rendez-vous normal à 19h". D'autant que selon le directeur de la Cnam, l'ouverture de la PDS le samedi matin "aurait des conséquences financières non négligeables". Thomas Fatôme s'est également exprimé sur les aides à l'installation assurant que "l'Assurance maladie a nettement augmenté les dispositifs d'aides conventionnelles à l'installation ou au maintien dans les territoires sous denses". Ainsi d'après le directeur de la Cnam, "4.600 contrats ont été signés. Ils viennent soutenir l'installation dans les zones sous-denses". "L'aide peut aller jusqu'à 50.000 euros pour un exercice à temps complet, on n'est pas sur une aide accessoire", a-t-il précisé.

Mais Thomas Fatôme est conscient que ces aides ne solutionnent pas tout. "Est-ce que ces dispositifs sont l'unique réponse au facteur déclenchant l'installation dans une zone sous-dense ? Sans doute pas, mais l'exercice coordonné, les maisons de santé, les CPTS… forment un cadre qui doit permettre de favoriser l'installation ou le maintien dans ces zones, parce que le professionnel n'est plus isolé, il sait qu'il a des professionnels de santé dans son équipe. C'est tout cela qui peut constituer une réponse à l'installation en zone sous dense", a analysé le directeur de la Sécurité sociale.   Une prime de 1.200 euros est également proposée aux médecins libéraux qui s'investissent dans les hôpitaux de proximité sous la forme du contrat de stabilisation et d'accompagnement a indiqué Thomas Fatôme.  

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

Herve Koskas

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Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

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