Arthrose

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Arthrose de la main : les formes érosives associées à un surrisque fracturaire

L’arthrose érosive de la main est liée à une forte hausse du risque de fracture ostéoporotique, révèle une étude française présentée au congrès.

08/09/2026 Par Romain Loury
EULAR 2026 Rhumatologie
Arthrose

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"L’arthrose et l’ostéoporose sont souvent considérées comme deux maladies opposées. Toutefois, les preuves s’accumulent en faveur d’un lien entre ces deux affections, que ce soit par l’existence de facteurs de risque communs ou d’interactions moléculaires entre l’os et le cartilage", a expliqué le Dr Maxime Auroux, du service de rhumatologie et pathologie osseuse des Hospices civils de Lyon (HCL).

Plusieurs études épidémiologiques se sont penchées sur cette question, avec des résultats très divergents. Si certaines suggèrent un risque accru de fracture ostéoporotique chez les personnes atteintes d’arthrose (hanche, genou, lombaire, main), d’autres n’ont montré aucune association significative, voire un effet protecteur.

Dans leur étude, Maxime Auroux et ses collègues se sont interrogés sur l’arthrose érosive de la main. Plus agressive, cette forme d’arthrose est liée à une forte inflammation, elle-même impliquée dans la déminéralisation osseuse et le risque de fracture.

Les chercheurs ont analysé 1 180 femmes âgées de plus de 50 ans, incluses dans la cohorte Qualyor, atteintes d’ostéopénie et indemnes de fracture ostéoporotique à l’inclusion. La comparaison des 141 patientes ayant une arthrose érosive de la main avec 364 non-arthrosiques révèle une augmentation de 93% du risque de fracture ostéoporotique, un niveau comparable à celui conféré par un antécédent de fracture. A l’inverse, les formes non érosives n’étaient pas associées à un risque significatif.

Pourtant, la déminéralisation osseuse ne semblait que très partiellement expliquer l’association entre arthrose érosive et fracture ostéoporotique. D’autres facteurs pourraient intervenir : "les patientes atteintes d’une arthrose érosive de la main présentaient des capacités physiques diminuées", constate Maxime Auroux. Selon lui, cette association pourrait résulter d’interactions entre les altérations du cartilage, de l’os et du muscle, complexes et encore mal connues.

Références :

Congrès 2026 de European Alliance of Associations for Rheumatology (Eular 2026, Londres, 3-6 juin). D’après la session "Insights into bone health - what are the drivers ?" (4 juin). 

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