@syhin_stas/ Stock.adobe.com
Hantavirus : 45 personnes confinées après la découverte d'un cas positif en août
Après la découverte d'un cas importé d'hantavirus en France début août, 45 personnes ont été confinées, dont dix personnels de l'hôpital du CHU de Tours, révèle France Inter. Le malade, venu d'Argentine, n'a pas été isolé dès les premiers symptômes, mais deux semaines plus tard.
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Suite à l'annonce d'un cas importé d'hantavirus en France en août dernier, 45 personnes considérées comme cas contacts ont été mises en quarantaine, révèle France Inter. Le 6 août, le ministère de la Santé a, en effet, prévenu qu'un cas d'hantavirus des Andes avait été identifié sur le territoire métropolitain. Le patient, "isolé avec sa famille en Espagne", était une personne "en voyage touristique qui a transité en France" au mois de juillet, indiquait le ministère. Ce dernier était un adolescent franco-argentin, qui avait alors poursuivi ses vacances en Espagne.
Si ce cas d'hantavirus a été médiatisé, il a rapidement été oublié. L'adolescent, de son côté, a eu que très peu de symptômes et sa charge virale était "extrêmement faible".
Pourtant, 45 personnes ont été confinées suite à la découverte de ce cas d'hantavirus. Car, entre le 6 août et le jour où le jeune patient a été testé au CHU de Limoges – où il rendait visite à des proches -, 14 jours se sont écoulés. Durant ce temps, l'adolescent s'est rendu en Normandie et en Espagne, révèle France Inter.
Dès le 7 août, les ARS de Nouvelle-Aquitaine, de Normandie et d'Île-de-France ont tenté de retrouver toutes les personnes avec lesquelles le patient a été en contact. "Tous les proches sont appelés en urgence. Deux rapatriements sanitaires par jet privé sont même organisés", précisent nos confrères. Ce sont, au final, 45 personnes qui sont identifiées comme cas contacts "à haut risque" et qui ont été mis en quarantaine à leur domicile, selon Didier Lepelletier, directeur général de la santé (DGS).
10 soignants confinés
Parmi elles, le grand-père de l'adolescent, âgé de 85 ans et atteint d'une maladie neurodégénérative, qui a été confiné dans l'Ehpad dans lequel il réside. Pendant dix jours, il n'a pas pu voir son épouse ni l'appeler.
Dix personnels du CHU de Tours (médecin, infirmier, brancardier…) ont également été mis en quarantaine. Et ce, en plein été caniculaire. Selon nos confrères, quatre infirmières ont dû être remplacées.
Au total, ce sont "250 contacts à faible risque" qui ont été identifiés et "invités à effectuer une autosurveillance pour surveiller l’apparition éventuelle de symptômes", rapporte le directeur de la DGS.
Le suivi d'un "protocole européen" expliquerait le long délai entre le test réalisé par l'adolescent et les résultats. Selon Didier Lepelletier, à la tête de la DGS, "ça a été si long car la sérologie initiale ne permet pas d’assurer à elle seule le diagnostic et il a fallu que le CNR [Centre national de référence] valide les résultats qu’il a reçus le 5 août".
Enfin, des questions perdurent sur la réalité de la contamination de l'adolescent à l'hantavirus, selon France Inter. Si des biologistes argentins n'ont a posteriori trouvé aucun anticorps dans le sang du patient et pensent que le jeune homme n’a pas eu l’hantavirus, ceux de l'institut Pasteur affirment qu'il peut s'agir d'"un cas particulier que le profil peut expliquer".
[avec France Inter]
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