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Migraine : une étude montre l’impact de la pollution sur la survenue des crises
Une nouvelle étude établit un lien entre la pollution atmosphérique et le déclenchement des crises migraineuses.
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Les auteurs de ce travail, réalisé en Israël, cherchaient à en savoir plus sur les effets à court et à moyen terme des expositions environnementales sur l'activité migraineuse.
Pour cela, ils ont mené une étude à partir des patients migraineux identifiés dans la cohorte Negev Migraine (2000-2023). Au total, l'analyse a porté sur 7 032 patients adultes souffrant de migraine et résidant dans la région de Be'er Sheva, une région caractérisée par "des vagues de chaleur récurrentes, des tempêtes de poussière et une pollution anthropique", précisent les chercheurs.
Les critères d’évaluation comprenaient les consultations d'urgence liées à la migraine, et l'utilisation trimestrielle de triptans. Les données climatiques et d’exposition portaient sur le dioxyde d'azote (NO₂), les particules fines, mais aussi sur les températures et l’humidité.
Prise en charge de la migraine : souvent "un parcours du combattant"
Les résultats confirment que l'exposition à la pollution atmosphérique et aux facteurs climatiques est associée à une augmentation de l'activité migraineuse. Plus précisément, les analyses ont montré que l’exposition au NO₂ augmentait le risque de consultations d'urgence liées à la migraine (rapport de cotes [RC] 1,41), de même que l’exposition au soleil (RC 1,23). L’exposition au NO₂, ainsi qu’aux particules fines ≤ 2,5 µm (PM2,5) était aussi associée à une utilisation plus élevée de triptans.
En outre, concernant les conditions climatiques, les auteurs ont constaté que les températures élevées et la faible humidité amplifiaient le risque lié au NO₂ ; alors qu’à l’inverse, tandis que "les semaines d’hiver froides et humides ont intensifié l’effet des PM2,5".
Bien que ces résultats ne puissent pas être généralisés à toutes les régions géographiques, les auteurs concluent que cette étude montre que "les expositions environnementales agissent à la fois comme des déclencheurs aigus et comme des modulateurs de la susceptibilité cérébrale". Ils suggèrent de mettre en place de nouvelles mesures préventives basées sur les prévisions de périodes d’exposition à haut risque.
Références :
Source : Peles I. et al. Neurology (15 avril)
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