@Song_about_summer/ Stock.adobe.com
Ségur du numérique : Les Libéraux de santé dénoncent les "incohérences" du Gouvernement
Alors que le Gouvernement vient d’accorder un délai supplémentaire de six mois aux éditeurs de logiciels métiers, les Libéraux de Santé dénoncent les retards de déploiement du Ségur numérique et une incohérence du Gouvernement entre "les exigences imposées aux professionnels et la souplesse accordée aux éditeurs".
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Les Libéraux de santé, organisation représentant les dix principaux syndicats de professionnels de santé libéraux, ont pointé du doigt "les retards de déploiement du volet 2 du Ségur numérique, en particulier sur l’interopérabilité des données de santé", par voie de communiqué. On parle ici des solutions devant permettre un partage fluide et sécurisé des données des patients entre professionnels, précise l’AFP.
"Lors du comité de suivi du 15 avril, le ministère a accordé un délai supplémentaire de six mois aux éditeurs de logiciels métiers afin qu’ils se mettent en conformité avec les exigences d’interopérabilité, notamment avec le dossier médical partagé (DMP) et Mon espace santé." L'interopérabilité correspond à la capacité des systèmes d'information à utiliser et partager, de manière sécurisée, des données structurées selon des standards communs, exploitables par différents acteurs (hôpital, soignants de ville, laboratoires, secteur médico-social...) et des logiciels, sans retraitement nécessaire, ajoute l’AFP.
"Cinq ans après le lancement du Ségur numérique, cette situation interroge", écrivent les LDS. Selon ces derniers, les outils "ne sont toujours pas pleinement opérationnels" et cela, alors même que “les professionnels de santé ont, ces derniers mois, été soumis à une pression accrue pour utiliser systématiquement le DMP.”
"Logique punitive"
En plus des difficultés calendaires, les Libéraux en santé soulignent donc des "incohérences" de la part du gouvernement sur le sujet. "Au cours de l’examen de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, le Gouvernement avait en effet tenté de rendre obligatoire la consultation et l’alimentation du DMP par les professionnels de santé, sous peine de sanctions financières lourdes (2500 € par infraction constatée dans la limite de 10 000 € par an), avant que la mesure ne soit annulée par le Conseil constitutionnel", rappellent les Libéraux de santé.
Un véritable "décalage", estiment les LDS entre "les exigences imposées aux professionnels et la souplesse accordée aux éditeurs". Cela donnant "un "deux poids, deux mesures" incompréhensible", déplorent les Libéraux de santé. "Le développement du numérique en santé ne peut reposer sur la contrainte et suppose avant tout des conditions techniques réunies et une adhésion des professionnels", indiquent les LDS appelant le Gouvernement "à changer de méthode" et "à garantir en priorité la mise à disposition d’outils pleinement opérationnels, avant de mettre en place toute logique punitive."
[Avec AFP]
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