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Lutte contre l’antibiorésistance : les dentistes ciblés dans de nouvelles recommandations de la HAS
Les chirurgiens-dentistes sont, après les médecins généralistes les plus gros prescripteurs d’antibiotiques. Et, à côté des indications légitimes, certaines situations ne justifient pas cette prescription de façon systématique.
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C’est pourquoi, - et dans un contexte de lutte globale contre l’antibiorésistance - , la Haute Autorité de Santé (HAS) s’est penchée sur ce sujet. Après avoir analysé l’ensemble de la littérature scientifique, et consulté de nombreuses parties prenantes (chirurgiens-dentistes, médecins spécialisés en chirurgie maxillo-faciale et stomatologie, ORL, médecins généralistes, pédiatres), elle vient de publier des recommandations à destination des médecins, des chirurgiens-dentistes mais aussi des patients.
Ainsi, pour la HAS , "les douleurs dentaires sont le plus souvent d’origine inflammatoire et ne nécessitent pas, à elles seules, d’antibiothérapies". En général, cette situation nécessite d’abord la réalisation d’un geste local associé à un traitement antalgique.
De même "l’antibioprophylaxie, prescrite avant certains soins, ne doit pas être systématique" précise la HAS, mais utilisée uniquement dans certains cas "où le bénéfice est avéré", comme pour les patients à risque infectieux augmenté ou à haut risque d’ostéonécrose des mâchoires.
Et en cas d’infection, "l’antibiothérapie n’est pas non plus toujours nécessaire" informe la HAS. Et lorsqu’elle l’est, c’est souvent "en complément d’un geste local destiné à traiter la cause de l’infection". Elle doit alors être de courte durée, et l’amoxicilline doit être utilisée en première intention dans la majorité des cas. Une réévaluation du parient est ensuite nécessaire dans les 48 à 72 heures.
Enfin, la HAS recommande de ne pas associer systématiquement une prescription antibiotique à une prescription d’anti-inflammatoires qu’ils soient stéroïdiens ou non stéroïdiens.
Références :
HAS (14 septembre)
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