@Supitnan/Stock.adobe.com
Soupçons de triche aux Ecos : le Gouvernement lance une enquête
Les ministères de la Santé et de l'Enseignement supérieur ont annoncé, ce mardi, lancer mission "flash" menée par les inspections générales des Affaires sociales (Igas) et l’Education, du sport et de la recherche (IGÉSR). Elle doit faire la lumière sur les accusations de tricherie lors des derniers Ecos, dénoncées dans une lettre anonyme diffusée sur les réseaux sociaux.
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Alors qu'une lettre anonyme de 18 pages dénonçant des soupçons de triche lors des derniers Ecos enflamme les réseaux sociaux depuis plusieurs jours, le Gouvernement a annoncé ce mardi 15 septembre lancer une mission d'inspection pour garantir la transparence et la confiance dans ces épreuves. Si "à ce stade", "aucun élément ne permet d'établir l'existence d'une fraude ou d'une tricherie massive" lors de ces épreuves orales - qui se sont déroulées en juin -, les ministères de la Santé et de l'Enseignement supérieur "ont décidé de lancer une mission d'inspection flash conjointe" des inspections générales des Affaires sociales (Igas) et de l'Education, du sport et de la recherche (IGÉSR).
"Cette mission indépendante aura pour objectif d’établir précisément les faits, de lever tout doute et d’examiner les conditions d’organisation et de sécurisation des Ecos", précisent les deux ministères, dans un communiqué. Ce travail devra "également identifier, le cas échéant, les améliorations susceptibles de renforcer encore la robustesse et la sécurité de ces épreuves à l’avenir", poursuivent-ils, assurant vouloir "faire toute la transparence" sur cette affaire.
Des conclusions attendues en octobre
Les conclusions de cette mission seront remises aux ministres le 15 octobre prochain. Pour l'heure, les résultats des dernières épreuves "ainsi que les affectations des futurs internes, actuellement en cours, ne sont pas remis en cause", précisent les deux ministères.
Quelques heures plus tôt, le président du syndicat UFML, le Dr Jérôme Marty, avait appelé sur ses réseaux sociaux la ministre de la Santé à lancer "une enquête indépendante à laquelle doivent être associés cinq internes et cinq externes tirés au sort (comme un jury)" et "qui doivent avoir accès à tous les éléments de l'enquête". "Toute la lumière doit être faite afin que ne subsiste aucun doute et si fraude il y a, alors des mesures doivent être prises, y compris de grande ampleur…", insistait Jérôme Marty.
Pour rappel, le Centre national de gestion (CNG), en charge de l'organisation des Ecos, a affirmé lundi qu'aucune "fraude caractérisée" n'était pour l'heure mise en évidence. Il en va de même pour la Pre Isabelle Laffont, présidente de la Conférence des doyennes et des doyens de médecine, qui a indiqué ce matin à Egora qu'il n'existe actuellement "pas de preuve que des fuites aient permis à des étudiants de gagner des points dans les classements".
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