@Supitnan/Stock.adobe.com
Accusations de triche aux Ecos : l'UFML demande l'ouverture d'une enquête
Le Dr Jérôme Marty, président du syndicat UFML, demande l'ouverture au ministère de la Santé d'une enquête indépendante, à laquelle devrait être associés 10 étudiants en médecine "tirés au sort".
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Alors qu'une lettre anonyme de 18 pages dénonçant des soupçons de triche lors des derniers Ecos enflamme les réseaux sociaux depuis plusieurs jours, le Dr Jérôme Marty appelle à "aller plus loin". "De nombreux étudiants se plaignent de fraudes, et cette année plus encore", écrit le président de l'UFML, sur ses réseaux sociaux. En effet, un courrier relayé ces derniers jours rapporte de très graves cas de fraudes, pointant notamment des intitulés de stations ou grilles de notation diffusés en amont des épreuves, organisées en juin.
Selon le Centre national de gestion (CNG), en charge de l'organisation des Ecos, aucune "fraude caractérisée" ne peut pour l'heure être mise en évidence. Il en va de même pour la Pre Isabelle Laffont, présidente de la Conférence des doyennes et des doyens de médecine, qui a indiqué ce matin à Egora qu'il n'existe "pas de preuve que des fuites aient permis à des étudiants de gagner des points dans les classements".
"Toute la lumière doit être faite"
"Il faut aller plus loin", tonne, de son côté, le président de l'UFML. Il annonce ainsi demander à la ministre de la Santé "une enquête indépendante à laquelle doivent être associés cinq internes et cinq externes tirés au sort (comme un jury)" et "qui doivent avoir accès à tous les éléments de l'enquête". "Cinq externes, car c’est une violence qui leur est faite. Et si la fraude est avérée à cause du doute que la suspicion de fraude institue. Cinq internes en première année d’internat car l’existence d’une suspicion de fraude laisse planer un doute sur les classements obtenus", développe l'UFML, dans un communiqué diffusé ce mardi.
"Cette affaire peut avoir de lourdes conséquences, politiques et universitaires, il est nécessaire que le ministère en ait pleinement conscience", insiste Jérôme Marty, pour qui "le poison de la fraude" est "destructeur". "Toute la lumière doit être faite afin que ne subsiste aucun doute et si fraude il y a alors des mesures doivent être prises y compris de grandes ampleurs…"
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