glycémie

Les autorités sanitaires alertent sur les "faux" capteurs de glycémie

Les autorités de santé alertent sur les multiples dispositifs qui affluent sur le marché en prétendant mesurer les taux de glycémie de façon non invasive, « c’est-à-dire sans piqûre ou sans traverser la peau, en s’appuyant sur d’éventuelles avancées technologiques », précise l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). 

01/04/2025 Par Dre Marielle Ammouche
Diabétologie
glycémie

Ces appareils existent sous forme de montres connectées, de bagues ou de moniteurs de glycémie (appareils à placer sur le doigt). Mais pour l’agence, « ces dispositifs présentent un risque considérable pour les patients diabétiques ». Ils peuvent ainsi donner des valeurs fausses de glycémie, avec à la clé un risque d’hyper ou d’hypoglycémie en particulier qui peut entrainer de graves complications. Leur commercialisation repose sur des allégations trompeuses, et présente un risque majeur pour la santé » souligne l’ANSM.

Pour les autorités sanitaires, seuls les mesures sur goutte de sang (avec lecteur de glycémie), ou capteur (avec un filament souple introduit sous la peau), sont fiables et efficaces. Aucun des autres dispositifs, n’a démontré sa fiabilité et sa sécurité.

Dans ce contexte, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et l’ANSM recommandent aux personnes ayant acheté un tel produit de ne plus utiliser la fonction « glycémie » ou « blood glucose ». « Les consommateurs peuvent se rapprocher du vendeur pour réclamer le remboursement du produit » ajoutent les agences. Elles appellent, en outre, à la vigilance sur l’utilisation frauduleuse des logos de l’ANSM, la Fédération française des diabétiques (FFD), l’INSERM, ou la Société francophone du diabète (SFD). « Ces organismes n’apposent jamais leur logo pour certifier ou valider un produit. Il s’agit d’usurpations destinées à tromper le public en suggérant une caution officielle rassurante pour inciter à l’achat ».

 

Références :

D’après L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM, 31 mars)

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