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France Parkinson alerte sur un risque de réduction des stocks de sécurité de médicaments

16/10/2020 Par Marielle Ammouche
Neurologie
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Un décret, en cours de préparation, prévoirait une obligation de stocks de sécurité limitée à 1 mois pour l’ensemble des médicaments et à 2 mois pour les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur. Une situation jugée inacceptable pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, qui fopnt face à des pénuries de traitements à répétition depuis plusieurs mois.   L’association France Parkinson alerte sur les tensions et pénuries de médicaments essentiels aux patients souffrant de la maladie de Parkinson et dénonce « une situation inacceptable ».  Depuis plusieurs mois, en effet, les personnes atteintes de la maladie de Parkinson font face à des difficultés croissantes d’approvisionnement en médicaments pourtant essentiels à leur traitements tels que Comtan (entacapone), Sinemet (carbidopa, lévodopa), Sifrol (pramipexole), Staelevo (carbidopa, lévodoma, entacapone). Réduction du choix thérapeutique pour le médecin, sentiment d’insécurité et d’instabilité pour le patient, altèrent l’efficacité de la prise en charge. S’y ajoute la crise sanitaire qui « accroit encore la fragilité physique et psychologique des personnes malades souffrant de Parkinson ». « Souvent les ruptures ou tensions nous sont signalées par les patients eux-mêmes et non pas par les autorités de surveillance (ANSM). Nous pensons que les industries pharmaceutiques ne tiennent pas suffisamment compte des besoins des patients et de l’évolution croissante de leur nombre, afin d’anticiper et de prévenir. Elles ne sont pas non plus sanctionnées pour leur manque évident de discernement et d’anticipation » affirme France Parkinson. Suite à la loi de financement de la sécurité sociale de décembre 2019, un décret sur le sujet est en cours d’élaboration. Mais il prévoirait une obligation de stocks de sécurité limitée à 1 mois pour l’ensemble des médicaments et à 2 mois pour les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur, sauf exceptions définies par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Ce qui est « inacceptable », pour l’association, qui demande un allongement à 4 mois pour les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur, du fait que la moyenne des pénuries sur ces médicaments est de plus de 3 mois. Elle exige, en outre, que « les sanctions prévues par la loi soient systématiquement appliquées lorsque les laboratoires ne respectent pas l’ensemble de leurs obligations ».

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