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Bizutage en forêt : plusieurs étudiants en médecine sanctionnés par l’université

L’enquête ouverte par le parquet, après un bizutage d’étudiants en deuxième année de médecine à Toulouse, a été classée sans suite. Des sanctions, allant de de trois à six mois d’exclusion, ont été prononcées par l’université. 

06/07/2026 Par Alexis Vignais
Faits divers / Justice
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Il y a quelques mois, Egora vous parlait d’une soirée “d’intégration” qui s’était déroulée le 24 septembre 2025. Organisée par les étudiants en médecine de l’université de Toulouse (Haute-Garonne), la soirée était censée intégrer des deuxièmes années. Réunis dans la forêt de Bouconne, une cinquantaine d’étudiants ont pourtant été lâchés sur place alors qu’il faisait nuit et qu’ils étaient en sous-vêtements. La température avoisinait les 10°.  
 
“Des chiens, des drones et des plongeurs ont été déployés autour du lac de Bouconne”, indiquait, à l’époque, le SDIS 31, évoquant également le déploiement d’un hélicoptère. Trois victimes, dont une en urgence absolue et deux en urgence relative, avaient été prises en charge.  
 
Le parquet de Toulouse avait dans la foulée ouvert une enquête pour "bizutage aggravé, mise en danger de la vie d’autrui et violences volontaires en réunion", complète La Dépêche, dans un nouvel article. Mais l’affaire vient d’être classée… sans suite. Les concernés devront toutefois payer une “contribution citoyenne” à une association d’aide aux victimes.  
 
De son côté, l'université avait également indiqué engager des actions sur le plan disciplinaire à l'encontre des organisateurs du bizutage. "Les étudiants concernés ont été sanctionnés pour des manquements graves au règlement intérieur", indique l'établissement, cité par La Dépêche. Le nombre exact de sanctions prises n’a pas été communiqué. Toutefois, selon Mes Sara Rueda, Simon Buscail et Stéphanie Herin, défendant quatre mis en cause, les sanctions oscillent entre trois et six mois d’exclusion ferme de l'université, assorties de deux ans de sursis.  
 
Ils dénoncent des "sanctions disproportionnées au regard de l'implication de nos quatre clients". "Sans toutefois minimiser les faits, il n'y a eu aucune intention de blesser, de violenter ou d'humilier qui que ce soit", ajoutent-ils. Les avocats se réservent “le droit de faire appel".  

[Avec La Dépêche]  

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