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Eau potable polluée : les médecins libéraux interpellent le Gouvernement
La conférence nationale des URPS de médecins libéraux (CN URPS-ML) a adressé une lettre au Gouvernement pour lui demander une "évolution de la réglementation" concernant la pollution de l’eau potable en France.
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La pollution chimique de l'eau potable en France, notamment aux pesticides et aux PFAS, représente "une menace systémique" pour la santé, a jugé ce lundi 1er juin la Conférence nationale des Unions régionales des professionnels de santé médecins libéraux (URPS-ML), via un communiqué consulté par l’AFP.
"La pollution de l'eau potable constitue une menace systémique, insuffisamment encadrée, aux conséquences sanitaires potentiellement considérables”, considère-t-elle. Un sujet sur lequel l'Etat a déjà été mis en cause par d'autres organisations : deux ONG environnementales ont porté plainte contre l'Etat en avril, estimant insuffisantes les mesures prises pour protéger l'eau des pollutions agricoles.
"Nombreux risques associés"
L'organisation de médecins libéraux rappelle que la pollution de l'eau potable est de trois ordres : principalement aux pesticides, mais aussi aux PFAS et aux microplastiques. Environ 19 millions de Français ont consommé au moins une fois en 2024 une eau non conforme, selon des chiffres du ministère de la Santé, repris par les URPS-ML. Les médecins rappellent les "nombreux risques associés" aux substances impliquées : "impact sur le système hormonal, nerveux et immunitaire avec développement des pathologies cardiaques et cancéreuses, des troubles hormonaux et neurodégénératifs ainsi que de l'hypofécondité".
L'organisation dit avoir adressé une lettre au Gouvernement pour lui demander une "évolution de la réglementation - élargissement des substances surveillées, amélioration des systèmes de filtration, réduction des PFAS et des plastiques", ainsi que de "favoriser le développement de l'agriculture biologique sur celui de l'agriculture intensive".
Pour rappel, les députés ont voté fin mai un article obligeant les préfets à encadrer les pratiques agricoles près des eaux potables les plus polluées, mais l'opposition de gauche juge la mesure insuffisante car excluant, selon elle, trop de captages potentiellement concernés.
[Avec AFP]
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