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Cancers : l’importance de la santé mentale

L’Institut national du cancer (INCa) souhaite s’engager pour une plus grande intégration de la santé mentale dans la prise en charge des patients ayant un cancer. Pour cela, l’INca publie une fiche à destination du grand public et des professionnels de santé contenant 10 « actions clés » qui ont pour objectif de mieux prendre en compte la santé mentale des patients à toutes les étapes du parcours oncologique et réduire les inégalités.
 

03/07/2025 Par Dre Marielle Ammouche
Cancérologie
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Les situations, dans ce domaine, peuvent être très diverses : le trouble psychique peut exister avant la survenue du cancer ou se développer ou s’aggraver au cours ou suite au cancer. Mais, quelles que soient les circonstances, les relations entre troubles psychiques et cancer sont importantes et à double sens. 

Ainsi, « les études scientifiques et la pratique clinique montrent que la complexité de ces troubles et de leur prise en charge est accentuée lorsqu'ils coexistent avec une pathologie cancéreuse », affirme l’INCa dans un communiqué.

A l’inverse, l’impact d’un trouble de la santé mentale sur la maladie cancéreuse est important et doit être pris en compte. Et ce à tous les stades de la maladie. Ainsi, les personnes vivant avec un trouble mental sont davantage exposées aux facteurs de risque de cancer, en particulier le tabagisme, l’alcool ou l’obésité. Elles participent moins aux dépistages, et leur cancer est moins bien repéré par les professionnel de santé. Le trouble psychique entrave aussi le parcours de soins.

Par ailleurs, le cancer lui-même « est susceptible d’aggraver ou de déclencher des troubles mentaux importants chez les patients ainsi que chez leurs proches », souligne l’INCa. Pour garantir l’accès aux soins, et réduire les conséquences du cancer sur la santé mentale des patients, l’Inca publie donc un document, dans la rubrique "Le Point sur", qui détaille les 10 actions clés qu’il a mis en œuvre pour cela. 

Cela concerne, en particulier, la formation des professionnels dans les deux spécialités (psychiatrie, oncologie), une meilleure information et une simplification du dépistage pour les personnes ayant un troubles mental, un renforcement du suivi psychologique des personnes atteintes ou guéries d’un cancer, une meilleure prise en compte des besoins des proches aidants, un renforcement de la recherche...
 

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