Un inhibiteur de transglutaminase 2 pour traiter la maladie cœliaque

12/07/2021 Par Pr Philippe Chanson
Endocrinologie-Métabolisme Hépato-gastro-entérologie Nutrition
Dans la maladie cœliaque, c’est la transglutaminase 2 de l’intestin grêle qui est responsable de la déamidation des résidus glutamines du gluten, ce qui stimule les cellules T et conduit à une lésion muqueuse. L’inhibition de la transglutaminase 2 pourrait donc représenter une solution thérapeutique à la maladie cœliaque.

Dans une étude preuve de concept, une équipe allemande a évalué l’efficacité et la sécurité d’un traitement par ZED1227, un inhibiteur sélectif oral de la transglutaminase 2, donné pendant 6 semaines et selon 3 doses en comparaison du placebo chez des adultes dont la maladie cœliaque était bien contrôlée et qui ont eu une charge en gluten quotidienne. Le critère d’évaluation principal était l’atténuation de la lésion muqueuse induite par le glucose, mesurée par le rapport entre la hauteur des villosités et la profondeur des cryptes. Les critères secondaires étaient la densité lymphocytaire intra-épithéliale, le score des symptômes cœliaques et le score du questionnaire de la maladie cœliaque. Quarante et un patients ont reçu 10 mg de ZED1227, 41 patients ont reçu 50 mg, 41 ont reçu 100 mg et 40 ont reçu du placebo. L’évaluation, avec biopsie duodénale, a été possible chez la majorité des patients. Le traitement avec ZED1227, aux 3 doses, a diminué les lésions muqueuses duodénales induites par le gluten. La différence estimée par rapport au placebo dans le changement du rapport moyen de la hauteur des villosités et la profondeur des cryptes, à partir de la valeur basale jusqu’à la 6ème semaine, était de 0.44 (IC 95 % 0.15 à 0.73) dans le groupe 10 mg (p = 0.001), était de 0.49 (0.20 à 0.77) dans le groupe 50 mg (p < 0.001) et de 0.48 (0.20 à 0.77) dans le groupe 100 mg (p < 0.001). La différence estimée, comparée au placebo, dans la variation de la densité lymphocytaire intra-épithéliale était de -2.7 cellules pour 100 cellules épithéliales dans le groupe 10 mg, de -4.2 dans le groupe 50 mg et de -9.6 dans le groupe 100 mg. L’utilisation de la dose de 100 mg a, semble-t-il, amélioré les symptômes et les scores de qualité de vie. L’effet secondaire le plus fréquent, et dont l’incidence était identique parmi les groupes, était les céphalées, les nausées, la diarrhée, les vomissements, les douleurs abdominales. Un rash cutané est apparu chez 3 des 40 patients du groupe 100 mg. Dans cette étude préliminaire, le traitement par le ZED1227 atténue les lésions duodénales induites par le gluten chez les patients ayant une maladie cœliaque.

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