Prise en charge de l’obésité chez les enfants et les adolescents : des contacts itératifs en plus des recommandations

29/06/2017 Par Pr Philippe Chanson
Nutrition

L’obésité est fréquente chez les enfants et les adolescents aux Etats-Unis et est associée à des effets délétères sur le plan de la santé. De plus, elle augmente le risque d’obésité à l’âge adulte. Afin de faire une revue des bénéfices et des dangers du dépistage et du traitement de l’obésité et du surpoids chez les enfants et les adolescents dans la perspective de préparer les recommandations de la U.S. Preventive Services Task Force, une revue systématique de toute la littérature a été menée par deux investigateurs. Il n’y avait pas d’études apportant des preuves directes sur les bénéfices ou les dangers du dépistage d’un excès de poids chez les enfants et les adolescents. Dans les 42 études portant sur des interventions hygiéno-diététiques proposées pour réduire l’excès de poids (portant sur 6 956 sujets), celles comportant un contact estimé de plus de 26 heures démontrait de manière constante des réductions du poids en comparaison d’une prise en charge habituelle ou d’autres groupes de témoins après 6 à 12 mois et cela sans argument pour un danger quelconque. Généralement, les groupes d’intervention montraient une réduction absolue des Z scores d’IMC de 0.2 ou plus et maintenaient leur poids basal alors que les groupes témoins montraient une petite augmentation ou une absence de variation du Z score de l’IMC et un gain de poids. Seules 3 des 26 interventions avec moins de contact montraient un bénéfice de réduction pondérale. L’utilisation de metformine (8 études ; 616 sujets) ou d’orlistat (3 études, n = 779) était associée à une réduction supérieure de l’IMC en comparaison du placebo : HR=0.86 ; IC 95 % = -1.44 à -0.29 (6 études pour la metformine) et -0.50 à -0.94 pour l’orlistat. Les groupes qui avaient des interventions hygiéno-diététiques et qui offraient plus de 52 heures de contact avaient une meilleure amélioration de la pression artérielle comparé aux groupes témoins. Les résultats étaient mitigés pour l’insulinémie ou la glycémie et ne montraient pas de bénéfices en termes de lipides. Des médicaments montraient peu ou pas de bénéfice pour les paramètres cardio-métaboliques, en particulier la glycémie. Les effets secondaires non graves étaient fréquents avec l’utilisation des médicaments ; l’arrêt dû à des effets secondaires était inférieur généralement à 5 %. Plus de 26 heures de contact dans le cadre de programmes hygiéno-diététiques sont donc efficaces pour réduire la perte de poids chez les enfants et les adolescents.

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Herve  Koskas

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Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

 
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