L’hormone de croissance retard a une bonne efficacité et une bonne tolérance chez l’enfant avec déficit en hormone de croissance

26/12/2022 Par Pr Philippe Chanson
Endocrinologie-Métabolisme
L’hormone de croissance est administrée chez les enfants présentant un déficit en hormone de croissance responsable d’un retard de croissance. Jusqu’à maintenant, on utilisait l’hormone de croissance sous forme d’une injection sous-cutanée quotidienne.

Plusieurs industriels ont travaillé ces dernières années sur la mise au point d’une hormone de croissance administrable de manière hebdomadaire. Ainsi, le somapacitan est une hormone de croissance liée à l’albumine qui peut être administrée une fois par semaine. Elle a fait l’objet d’une étude publiée dans J Clin Endocrinol Metab. L’étude REAL4 est une étude randomisée, internationale, ouverte, en groupes parallèles, de phase 3 avec une étude principale de 52 semaines et une extension de 3 années. Le groupe témoin était un groupe traité par hormone de croissance quotidienne. L’étude a été menée dans 86 centres de 20 pays et 200 patients n’ayant jamais reçu de traitement par hormone de croissance ont été randomisés et traités. Le critère d’évaluation principal était la vitesse de croissance annualisée en cm/an à la 52ème semaine. La vitesse de croissance moyenne estimée à la 52ème semaine était de 11.2 sous somapacitan et de 11.7 par an sous hormone de croissance quotidienne. L’étude a prouvé la non-infériorité du somapacitan. Les variations du score de déviation standard de la vitesse de croissance, les scores de déviation standard de la taille, l’âge osseux et les scores de déviation standard de l’IGF1 entre la valeur basale et la 52ème semaine étaient similaires entre les 2 groupes de traitement. A la 52ème semaine, les valeurs moyennes de SDS d’IGF1 étaient similaires. La sécurité du somapacitan était la même qu’avec ce qui est observé lorsque l’hormone de croissance est administrée de manière quotidienne. Il y avait peu de réaction au niveau du site d’injection aussi bien sous somapacitan (5.3 %) que sous hormone de croissance quotidienne (5.9 %). Les deux traitements réduisaient de manière similaire le fardeau de la maladie entre le début de l’étude et la 52ème semaine mais la réduction du fardeau que représente le traitement était supérieure sous somapacitan. En conclusion, l’efficacité du somapacitan et de l’hormone de croissance quotidienne est similaire sur un an de traitement avec une sécurité et un score de déviation standard de l’IGF1 comparables au traitement par hormone de croissance quotidienne.

Faut-il supprimer les ARS ?

Marie GILARDI

Marie GILARDI

Oui

Leur communication est opaque Ils ne comprennent rien au terrain Ils ont une logique comptable Ils ont et ont participé à la... Lire plus

 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Témoignage
"Ma concentration ne dépassait pas les 30 minutes" : médecin généraliste, elle raconte "l'enfer" de son burn...
15/04/2026
21
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
15
Psychiatrie
"La caisse me réclame plus de 40.000 euros" : le combat d'un psychiatre pour des prescriptions basées sur les...
08/04/2026
20
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Déontologie
"On m'a sali alors que je n'ai fait que rendre service" : un médecin retraité jugé pour avoir continué à...
10/03/2026
0
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2