Le smartphone, utile pour aider le diabétique à mieux équilibrer sa glycémie

30/01/2019 Par Pr Philippe Chanson
Diabétologie
Le diabète nécessite une prise en charge tout au long de la vie et l’autosurveillance comme l’adhésion au projet thérapeutique sont cruciales.

Avec l’avancée des technologies numériques, de nombreuses applications de santé ont été développées, en particulier dans le domaine du diabète. Une équipe sud-coréenne a évalué l’efficacité d’un système de prise en charge du diabète centré sur le patient par l’intermédiaire d’un smartphone contenant des modules sur la surveillance du glucose, le régime, l’activité physique et les décisions cliniques à prendre. Ils ont mené une étude de 24 semaines, multicentrique, randomisée, contrôlée, chez des patients adultes ayant un diabète mal équilibré et qui étaient randomisés soit dans le groupe du système basé sur smartphone, soit dans le groupe à qui était remis une documentation papier classique. Le critère d’évaluation principal était la différence de variation de l’hémoglobine glyquée entre la valeur basale et la valeur à 6 mois. La réduction de l’hémoglobine glyquée depuis la valeur basale était supérieure dans le groupe smartphone (-0.40 ± 0.09 %, n = 90) par rapport à celle du groupe documentation papier (-0.06 ± 0.1 %, n = 82). La différence des changements moyens ajustés était de 0.35 % (IC 95 % = 0.14 à 0.55, p = 0.001). La proportion des patients dont l’hémoglobine glyquée s’abaissait en-dessous de 7 % était de 41.1 % dans le groupe smartphone et de 20.7 % dans le groupe documentation papier (odds ratio = 2.01 ; 1.24 à 3.25, p = 0.003). Le pourcentage de patients qui obtenaient une hémoglobine glyquée < 7 % sans hypoglycémie était de 31.1 % dans le groupe smartphone et de 17.1 % dans le groupe documentation papier (OR = 1.82 ; 1.03 à 3.21, p = 0.024). Il n’y avait pas de différence dans le nombre d’hyperglycémies sévères ou d’hypoglycémies sévères entre les deux groupes. En conclusion, la mise en place d’un système de prise en charge du diabète centré sur le patient et basé sur un smartphone chez des diabétiques de type 2 mal contrôlés permet une réduction significative de l’hémoglobine glyquée avec un profil de sécurité acceptable en comparaison d’une remise de documents classiques sur papier.

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