DT2 après 65 ans : le risque d’hypoglycémie sévère est moindre sous analogue de l’insuline de longue durée d’action en comparaison de l’insuline NPH

17/05/2021 Par Pr Philippe Chanson
Diabétologie Endocrinologie-Métabolisme
Des études préalables ont montré que le risque d’hypoglycémie sévère n’était pas différent entre les analogues de l’insuline à longue durée d’action et l’insuline NPH chez les patients diabétiques de type 2. Toutefois, ces études ne se sont pas intéressées spécifiquement aux sujets de plus de 65 ans qui ont, on le sait, un risque élevé d’hypoglycémie et n’ont pas inclus de patients prenant aussi de l’insuline au moment des repas.  

Afin d’évaluer le risque de passage aux urgences ou d’hospitalisation pour hypoglycémie dans la population des patients âgés de plus de 65 ans, ne vivant pas en institution, ayant un diabète de type 2 et qui ont démarré un traitement par insuline de longue durée d’action ou par insuline NPH en vie réelle, une équipe américaine a évalué une cohorte rétrospective de patients bénéficiaires de l’assurance MEDICARE âgés de plus de 65 ans. Ils ont étudié ceux chez qui avait été démarré un traitement par insuline glargine (n = 407 018), par insuline detemir (n = 141 588) ou par insuline NPH (n = 26 402) entre janvier 2007 et juillet 2019. L’âge moyen des patients était de 74.9 ± 6.7 ans et 53 % étaient des femmes.  

L’initiation de la glargine et de la detemir était associée à une réduction du risque d’hypoglycémie en comparaison de l’utilisation de la NPH puisque le hazard ratio pour la glargine versus la NPH était de 0.71 (IC 95 % = 0.63 – 0.80) et le hazard ratio pour la detemir versus la NPH était de 0.72 (0.63 – 0.82). Les hazards ratios étaient similaires pour l’analyse des événements récurrents. La « protection » du risque d’hypoglycémies associée aux analogues de l’insuline à longue durée d’action par rapport à la NPH variait en fonction de l’âge mais disparaissait en cas d’utilisation d’insuline au moment des repas.  

En conclusion, dans cette étude de cohorte, l’initiation d’analogues de longue durée d’action est associée à une réduction du risque d’hypoglycémies justifiant un passage aux urgences ou une hospitalisation en comparaison de l’utilisation d’insuline NPH chez les sujets âgés diabétiques de type 2 dans le programme MEDICARE.  

Faut-il supprimer les ARS ?

Valérie Briole

Valérie Briole

Non

Quel interlocuteur à la place ? Le préfet ? Il n’a pas connaissance des enjeux de santé publique ni des coûts réels des soins. Le... Lire plus

7 débatteurs en ligne7 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Témoignage
"Ma concentration ne dépassait pas les 30 minutes" : médecin généraliste, elle raconte "l'enfer" de son burn...
15/04/2026
21
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
15
Psychiatrie
"La caisse me réclame plus de 40.000 euros" : le combat d'un psychiatre pour des prescriptions basées sur les...
08/04/2026
20
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Déontologie
"On m'a sali alors que je n'ai fait que rendre service" : un médecin retraité jugé pour avoir continué à...
10/03/2026
0
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2