"Il faut qu’il y ait une équité entre les internes" : les doyens opposés à la création d’un statut de Dr Junior ambulatoire rémunéré à l’acte  | egora.fr
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"Il faut qu’il y ait une équité entre les internes" : les doyens opposés à la création d’un statut de Dr Junior ambulatoire rémunéré à l’acte 

Tandis que l’opposition à la quatrième année de médecine générale est chaque jour de plus en plus forte, le président de la Conférence nationale des doyens a indiqué ce jeudi 27 octobre qu’il n’était pas favorable à la création d’un statut de Dr Junior ambulatoire rémunéré à l’acte, par soucis d’équité avec les autres spécialités.  

 

Suspendus au 49.3 pour savoir si le projet du Gouvernement de créer une quatrième année d’internat dans le DES* de médecine générale, à réaliser "en priorité dans les zones sous-denses", est passé en force à l’Assemblée, les internes entendent débuter une grève massive en stage ce jeudi 27 octobre et jusqu’à la fin du semestre.   

Alors qu’ils demandent des garanties pour mieux encadrer l’allongement de leur diplôme, notamment la formation de plus de maîtres de stages universitaires et la création d’un statut de "Docteur Junior ambulatoire", le président de la Conférence nationale des doyens des facultés de médecine a fait savoir "qu’[il] n’y était pas favorable". 

"Le Docteur Junior est mieux rémunéré que l’interne en phase d’approfondissement, a-t-il d'abord rappelé lors d’une conférence de presse, même si ce ne sont pas des rémunérations convenables par rapport à leur niveau d’étude." Estimant cependant que ce "sujet global" sortait des débats autour de l’allongement de la formation des futurs généralistes, le Pr Didier Samuel a expliqué que la mission spéciale créée sur la quatrième année avait pour objectif de trouver "comment" les rémunérer.  

"Il faut qu’il y ait une équité. Si les internes de Docteur Junior de médecine générale sont payés à l’acte, il y aurait une rupture d’égalité par rapport aux internes des autres spécialités", a justifié le Doyen des doyens. A ses yeux, le sujet mérite donc d’être "réfléchi", envisageant "des incitations financières ou des aides".

Une position qui a provoqué la colère de l’InterSyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-IMG). "Nous sommes certes payés plus qu’en phase d’approfondissement, mais de manière dérisoire par rapport à l'augmentation de responsabilité que cela représente", s’agace son président, Raphaël Presneau.  

Le futur généraliste rappelle que ce que défend l’Isnar-IMG, c’est un statut de Docteur Junior ambulatoire et non un statut de Docteur Junior spécifique à la médecine générale. "Il pourrait tout à fait s’appliquer aux autres spécialités qui réalisent des stages en ambulatoires. Un cardiologue qui fait six mois de stage en ville, doit pouvoir en bénéficier", insiste-t-il. Balayant l’iniquité entre les spécialités, Raphaël Presneau rappelle par ailleurs que le paiement à l’acte lors de la phase de Docteur Junior serait formateur pour les internes. "On nous vend la quatrième année de médecine générale comme une année de professionnalisation. Savoir gérer un cabinet libéral et savoir gérer une tarification à l’acte, ça nous paraît formateur !", ironise-t-il.  

Pour lui, cet "objectif de revalorisation n’est vraiment pas à opposer aux autres spécialités", a-t-il conclu. 

*Diplôme d’études spécialisées  

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