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"Chaos financier" : les enseignants de médecine générale alertent sur les manquements de la quatrième année
Le syndicat national des enseignants de médecine générale (SNEMG) alerte le Gouvernement sur la mise en place de la quatrième année soulignant des manques concernant le recrutement ou encore la rémunération des PAMSU.
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"Malgré nos avertissements répétés depuis plusieurs mois, les conditions essentielles à la réussite de la 4e année du DES de médecine générale ne sont toujours pas réunies."
Ce sont des mots forts qui émanent du syndicat national des enseignants de médecine générale (SNEMG). Par voie de communiqué, les représentants des enseignants en médecine générale ont souhaité alerter le Gouvernement "sur l’impréparation critique de la réforme."
Parmi les inquiétudes, trois sujets ressortent, dont le premier prend la forme des moyens données aux universités pour assumer cette réforme. "Le Gouvernement s’était engagé à créer des postes administratifs dédiés dans les facultés de médecine pour accompagner cette réforme", rappelle le SNEMG.
Pour autant, aucune annonce n’a pour le moment été faite en ce sens. "À ce jour, aucune mesure concrète n’a été prise : pas de recrutement ni enveloppe budgétaire." Sans ces recrutements, le risque est grand selon le syndicat. "Une surcharge administrative insoutenable qui risque de dégrader durablement la qualité de la formation et de l’accompagnement des internes tous niveaux confondus."
Au-delà des effectifs, la mise en place concrète de la réforme inquiète à travers les modalités de mise en œuvre de la rémunération des PAMSU qui "ne sont pas finalisées". "Les circuits proposés par les ministères concernés ne sont pas opérationnels ce qui pourrait entraîner des retards de paiement inacceptables pour les maîtres de stage", voire même un "chaos financier".
Ultime préoccupation, le sujet des cartes CPS / e-CPS qui "ne permettent pas d’identifier le PAMSU en charge de la supervision de l’interne, ce qui compromet la sécurité des soins et le suivi des patients." Ainsi, “la possibilité technique pour les internes d’effectuer des remplacements pendant leur année de docteur junior n’est toujours pas garantie."
Des problématiques que le SNEMG affirme avoir fait remonter depuis plusieurs mois. "Aucune réponse opérationnelle n’a été apportée. Le SNEMG dénonce une déconsidération de l’expertise de terrain et une impréparation préoccupante, qui font peser un risque majeur sur la formation des futurs médecins généralistes."
Mais alors que faire ? Le syndicat national des enseignants de médecine générale (SNEMG) réclame la création des postes administratifs dans les facultés, "avec un budget dédié et des recrutements accélérés". Mais aussi un système de paiement des PAMSU "opérationnel et fiable", avec des garanties de paiement "à date certaine pour les maîtres de stage". Enfin, le syndicat souhaite "la finalisation urgente des outils techniques", cela "en concertation réelle avec les généralistes universitaires."
Face à ces difficultés, le SNEMG prévient : "Il existe un risque majeur de désengagement des praticiens agréés maîtres de stage (PAMSU) à la rentrée."
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