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Quatrième année de médecine générale : les enseignants inquiets alors que des "points essentiels" restent sans réponse
Alors que les premiers docteurs juniors arriveront dans les cabinets dès le mois de novembre, le Collège national des généralistes enseignants (CNGE) tire la sonnette d'alarme. La rémunération des maitres de stage pose notamment question.
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Si le comité de suivi de la quatrième année du DES de médecine générale salue la mobilisation des maîtres de stage universitaires, des départements de médecine générale, des facultés, des internes et leurs représentants, et de l’ensemble des acteurs engagés dans la préparation de la 4A, il s'inquiète de l'absence de réponse sur "des points essentiels" de la réforme.
La question des forfaits des praticiens agréés maîtres de stage universitaires (Pamsu) pose, notamment, question. L’accueil de docteurs juniors suppose "des charges concrètes, liées notamment aux locaux, au matériel, aux logiciels, au temps d’organisation et, plus largement, aux conditions nécessaires à un exercice ambulatoire de qualité", pointe le CNGE dans un communiqué. "Les forfaits annoncés (…) doivent permettre de couvrir les charges engagées par les maîtres de stage et de sécuriser l’accueil des docteurs juniors. Leur versement mensuel, effectif et dans les délais prévus, est donc une condition indispensable au démarrage de la réforme", insiste-t-il.
Le CNGE demande également que les forfaits prévus pour les patientèles exonérées, ainsi que les forfaits ZIP, ZAC et QPV soient "versés mensuellement avec un circuit clair et opérationnel".
'L’expérience actuelle montre que certains maîtres de stage attendent parfois un à deux ans avant d’être rémunérés. Une telle situation est incompatible avec la mise en œuvre de la 10ème année de médecine générale. Face à ce risque financier, de nombreux médecins pourraient renoncer à accueillir des docteurs juniors", s'alarment également Les généralistes CSMF dans leur Lettre hebdo.
Un risque de remise en cause des stages déjà préparés
Le CNGE alerte aussi sur les moyens (enseignants en nombre suffisant, appui administratif adapté et organisation fiable du suivi des stages) dont disposeront les universités pour "assurer la réussite de cette réforme".
Les questions de la responsabilité des Pamsu et de la carte professionnelle formation (CPF) restent également dans l'attente de réponse ou de précisions, déplore le CNGE, qui appelle "les pouvoirs publics et les administrations concernées à apporter rapidement les garanties nécessaires".
"Faute de solutions concrètes, les difficultés pourraient apparaître dès le mois de novembre, avec un risque réel de remise en cause de stages pourtant déjà préparés. Cela mettrait en péril la mise en place de cette réforme", mettent en garde les généralistes enseignants, qui attendent désormais que l'Etat "joue son rôle". "Sans sécurisation rapide des modalités de paiement, le risque d’échec de cette réforme majeure de la formation des futurs médecins généralistes est bien réel", concluent les Généralistes CSMF.
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