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1500 candidats de plus que l'an dernier aux Ecos : "Il va falloir qu'on soit extrêmement rigoureux" estiment les doyens

Plus de 10 000 étudiants en médecine devraient devenir internes en novembre prochain selon la Conférence des doyennes et des doyens. Pour cela, ils devront réussir les Ecos qui se dérouleront en juin prochain. Une étape surveillée de près par les doyens qui souhaitent éviter de nouveaux couacs tout en réussissant le défi d’accompagner localement les étudiants ultramarins. 

04/03/2026 Par Alexis Vignais
Ecos Internat
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Entre 10 000 et 10 500. C’est le nombre d’étudiants en médecine qui seraient amenés à devenir internes en novembre prochain. Un chiffre avancé par la Conférence des doyens et des doyennes, à l’occasion de leur conférence de presse de rentrée. En comparaison, l’année dernière, 8961 postes d'internes avaient été ouverts. Une augmentation importante qui contrebalance la baisse du nombre d’internes liée à la réforme du concours de l’internat.

Mais pour accéder au troisième cycle, il faudra passer par les Ecos qui vont se dérouler pendant la première semaine de juin. C’est au total 10 716 étudiants (dont 126 redoublants qui n’ont pas eu à repasser les EDN) qui sont attendus dans les stations. En 2025, ce chiffre s'élevait à 9032 étudiants. 

Il y a environ trois mois, 11 246 étudiants s’étaient présentés aux EDN, avec un taux de réussite de ces épreuves s’élevant à 94,2%. Un chiffre "à peu près équivalent" aux deux années précédentes, la réforme du deuxième cycle des études de médecine rentrant dans sa troisième année.

250 circuits d’Ecos

Concernant l’organisation des futurs Ecos, les doyens restent positifs tout en étant "très vigilants" face au nombre "considérable" d’étudiants inscrits. "Pour donner un ordre de grandeur, ça représente 250 circuits d’Ecos, chaque circuit c'est 50 étudiants. C'est énorme", précise la Pre Isabelle Laffont, présidente de la conférence des doyennes et des doyens de médecine. Au total, 2829 examinateurs vont être mobilisés.

Les possibles couacs sont dans toutes les têtes. Pour rappel, en octobre 2025, la première journée des EDN a été annulée, après des incidents techniques, et avait dû être reprogrammée plusieurs jours plus tard. "Le grand enseignement sur le sujet, c’est qu’il peut y avoir un pépin, confesse le Pr Marc Humbert, interrogé sur le sujet. On ne peut pas se le permettre". Ainsi, les procédures de labellisation des sites ont été renforcées en vue des prochaines EDN. Objectif : "qu’il n’y ait plus jamais de problèmes informatiques", espèrent les doyens.

Des examinateurs métropolitains en renfort

L’organisation des Ecos comporte d’autant plus d’enjeux que les étudiants ultramarins vont également passer ces épreuves dans leurs propres UFR. Une évolution qui a déjà pu être mise en place lors des dernières EDN. "On a réussi le pari que les étudiants ultramarins ne quittent pas leur site d'origine. [...] C'est une complexité supplémentaire, mais on est très heureux de ça."

Les doyens souhaitent désormais rééditer la performance avec les Ecos. "Il va falloir qu'on soit extrêmement rigoureux", juge Isabelle Laffont. Et si un nouveau problème survient, deux demi-journées de rattrapage sont prévues. "On a quand même un niveau de sécurisation qui existe et dont on espère qu'il sera suffisant, mais ça reste quand même quelque chose d'assez fragile." 150 à 200 étudiants ultramarins passeront ces Ecos via 4 circuits (deux en Guadeloupe, un en Martinique et un à La Réunion). 27 examinateurs métropolitains partiront compléter les équipes d'enseignants-chercheurs locales.

Des Ecos qui pourraient potentiellement évoluer pour les prochaines années. En effet, les doyens viennent de récupérer les données relatives aux deux premières années de l’organisation des épreuves du deuxième cycle des études de médecine. "Une très bonne nouvelle" qui prend la forme d’un "fichier Excel avec trois millions de lignes", mais qui pourrait annoncer de grands changements. Y-a-t-il trop d'examinateurs par stations ? Doit-on diminuer le nombre de stations ? Autant de questions auxquelles la conférence des doyens et des doyennes souhaite trouver les réponses via ce fichier. 

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