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Budget de la Sécu : les étudiants en médecine déplorent des "amendements coercitifs et contraignants"

L'Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf) alerte, ce jeudi, sur les dispositifs du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026 qui sont "déconnectés de la réalité", et " font planer une épée de Damoclès au-dessus de la médecine libérale". 

20/11/2025 Par Chloé Subileau
PLFSS 2026 Politique de santé
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"Les multiples réactions unanimes des professionnels" à l'encontre du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026, dont l'examen en première lecture a débuté hier au Sénat, "constituent un signal d’alarme que nul ne peut plus ignorer", alerte l'Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf), dans un communiqué. Invitant "les parlementaires à changer de cap", les représentants des carabins fixent ce jeudi 20 novembre leurs lignes rouges.

A commencer par l'Ondam qui, bien que réhaussé à 2% - contre 1,6% initialement prévu - par les députés, "ne permettra pas de stabiliser les équipes" à l'hôpital et en ville, estiment les étudiants. "Ce choix budgétaire dramatique compromet la soutenabilité de notre système de soins."

L'Anemf déplore, par ailleurs, la multiplication des "amendements coercitifs et contraignants", citant notamment l'"obligation d’adhésion à l’OPTAM" ou la "remise en cause du dialogue conventionnel". "Ces dispositifs, déconnectés du terrain, font planer une épée de Damoclès au-dessus de la médecine libérale. Cela est inacceptable", juge l'organisation, qui plaide pour une "approche fondée sur la confiance et l’incitation".

Pour cela, elle appelle plutôt à élargir le statut de praticien territorial de médecine ambulatoire (PTMA) à l’ensemble des spécialités, accessible à tout médecin conventionné exerçant en zone prioritaire.

Si les députés ont revu en première lecture le montage financier devant rémunérer les futurs docteurs juniors de médecine générale, "des garanties sont indispensables", soutient l'Anemf, qui liste : un encadrement du nombre de consultations pour les docteurs juniors ambulatoires, leur participation volontaire à la PDSA, "mais aussi et surtout un nombre suffisant" de maîtres de stages universitaires. "Sans ces sécurités", la réforme de la quatrième année d'internat "ne pourra atteindre son objectif de formation de qualité pour les futurs médecins généralistes d’ici novembre 2026". 

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