Jugeant l’attente trop longue, deux individus agressent deux soignantes au CHU de Montpellier

18/08/2022 Par Louise Claereboudt
Violence
Lundi 15 août, une infirmière et une aide-soignante ont été agressées par deux individus mécontents du délai de prise aux urgences de l'hôpital Lapeyronie à Montpellier. Le ministre de la Santé, François Braun, a fermement condamné cette agression.

  L’une a été frappée, l’autre violemment poussée au sol. Une infirmière et une aide-soignante ont été agressées par deux individus majeurs aux urgences de l’hôpital Lapeyronie, à Montpellier, dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 août, peu après minuit. Les agresseurs accompagnaient une adolescente, qui avait fait une réaction allergique à une piqûre d’araignée. Mécontents du délai de prise en charge, les deux individus se sont mis à insulter le personnel, puis ont agressé les deux soignantes, rapporte le Figaro, qui a eu la confirmation du parquet de Montpellier. Des menaces de mort auraient également été proférées. Le quotidien indique que l’infirmière et l’aide-soignante ont bénéficié de 6 jours d’incapacité temporaire de travail (ITT). Choquées, elles ont porté plainte contre les deux auteurs présumés. Ces derniers seraient membres d’une même famille, issue de la communauté des gens du voyage, précise le Figaro. Selon France 3, il s’agirait de la mère de l’adolescente et de son neveu. Ils ont été interpellés et placés en garde à vue. Ils devaient être jugés ce mercredi 17 août en comparution immédiate pour "violences volontaires en réunion sur des personnels médicaux", mais selon France 3, l’audience a été reportée au 26 septembre. La chaîne de télévision locale a indiqué que la mère avait été placée sous contrôle judiciaire, et le neveu, âgé d’une vingtaine d’années, en détention provisoire.

Joint par Le Figaro, le CHU de Montpellier a condamné "avec la plus grande fermeté" cette agression visant deux professionnelles de santé. "Le dispositif d'accompagnement des personnels victimes de violences du CHU de Montpellier a été déclenché au bénéfice de nos deux professionnels, a ajouté l’établissement", qui a décidé de se constituer partie civile. Dans un tweet, le ministre de la Santé a apporté "tout [son] soutien" aux deux victimes. "Je condamne fermement cette agression, ainsi que toutes les formes de violence vis-à-vis des professionnels de santé, qui sont inacceptables", a-t-il écrit.

[avec Le Figaro et France 3]

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