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PMA : des médecins appellent à renforcer le rôle du privé pour réduire les délais
Dans une tribune publiée dans le journal Le Monde, des médecins regrettent les difficultés liées à l’accès de la procréation médicalement assistée.
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Gynécologues, biologistes ou encore patients, ils sont une centaine à avoir signé une tribune, dans les colonnes du Monde, afin d’encourager le recours au secteur privé dans le cadre d’une procréation médicalement assistée (PMA).
"Malgré une mobilisation croissante des Français sur les dons de gamètes en 2025, les délais d’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) restent élevés et ne se réduisent que marginalement", constatent les signataires. Ainsi en dépit d’un "pays qui élargit les droits", l’accès "équitable et rapide" aux gamètes est complexe. "Résultat : certains professionnels et patientes françaises se tournent vers des banques de gamètes étrangères, notamment danoises et portugaises."
Les signataires dénoncent cette situation, chiffres à l’appui : "Fin 2025, près de 8 700 femmes demeuraient en attente d’un don de spermatozoïdes, avec des délais moyens d’accès autour de dix-huit mois, selon les derniers chiffres de l’Agence de la biomédecine", précisent-ils.
Comment améliorer les choses ? Ces acteurs du monde médical ont une idée précise des évolutions à apporter. "Les laboratoires de biologie médicale inclus dans les centres de PMA privés, pourtant répartis sur l’ensemble du territoire et au plus près des patientes, demeurent exclus du dispositif de don." Cela alors que ces laboratoires "sont des acteurs centraux des parcours de PMA", avancent les signataires. "Ils réalisent les analyses de fertilité, les techniques de PMA et assurent même pour certains des activités spécialisées complexes de préservation de la fertilité, par exemple en cancérologie."
Indemnisation forfaitaire pour les donneurs
Il faudrait donc avoir recours à ces acteurs, ce qui permettrait "d’augmenter rapidement les capacités du système", "d’améliorer la couverture territoriale et de soulager des structures hospitalières saturées", cela "sans surcoût structurel majeur". Les signataires citent l’exemple de l’Espagne, présenté comme "un contre-modèle éclairant". "La loi y encadre le don de gamètes de façon stable, permissive et prévisible [...] Cette cohérence produit ses effets : stocks abondants et délais réduits, voire nuls."
"C’est la question de la nécessaire participation du secteur privé à l’ensemble de l’activité de PMA qui doit être clairement posée", jugent les signataires, appelant à un débat sur "l’évolution du modèle" et à intégrer davantage les laboratoires de biologie médicale. "Une telle ouverture ne remettrait pas en cause les principes éthiques français, mais permettrait au contraire de leur donner une traduction concrète, en garantissant un accès effectif à la PMA sur tout le territoire dans des délais raisonnables."
En ce sens, ces acteurs appellent à une discussion sur "l’élargissement des autorisations aux centres PMA privés pour la collecte et la gestion du don de gamètes", mais aussi à une "réflexion sur l’établissement d’une indemnisation forfaitaire fixe et encadrée pour les donneurs et donneuses de gamètes."
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