Les étudiants en médecine marocains font la grève des examens

11/06/2019 Par Yvan Pandelé
International
Au Maroc, la quasi-totalité des étudiants en médecine a boycotté les examens de printemps, pour protester notamment contre les conditions d'accès au concours de spécialité. Un bras de fer avec le gouvernement qui dure depuis trois mois.

Des amphithéâtres vides un jour d'examen : ce n'est pas dans les facs de médecine françaises qu'on verrait ça. Pourtant, la quasi-totalité des étudiants en médecine marocains ont décidé de boycotter les examens de printemps, qui se déroulaient lundi 10 juin, dans le cadre d'un conflit avec le gouvernement. D'après la Commission nationale des étudiants en médecine, citée par l'AFP, "la totalité des étudiants marocains" des neuf facultés de médecine, pharmacie et médecine dentaire du royaume ont opté pour la politique de la chaise vide. Seuls quelques étudiants étrangers ont passé leurs épreuves, alors que des parents d'élève participaient à des sit-in de soutien devant les facultés de Casablanca et Rabat. Les étudiants en santé marocains sont en grève depuis mi-mars, pour protester principalement contre l'ouverture du concours de résidanat (l'équivalent de notre concours de l'internat) à leurs homologues issus des facultés privées, alors que les postes sont déjà en nombre insuffisant. Ils réclament également l'instauration d'une sixième année d'étude en médecine dentaire. Dans un communiqué conjoint, les ministères de la Santé et de l'Éducation du royaume ont assuré dimanche être "engagés à mettre en œuvre" les revendications des carabins, tout en soulignant que "toutes les voies du dialogue avec les représentants des étudiants" avaient été "épuisées". Les démissions collectives de médecins se succèdent depuis l'année dernière dans les hôpitaux publics marocains, confrontés à un manque de moyens chronique, des conditions de travail dégradées et une corruption généralisée. Les cliniques privées sont accusées d'occuper le terrain laissé en déliquescence par les pouvoirs publics. [Avec AFP]

Faut-il supprimer les ARS ?

Marie GILARDI

Marie GILARDI

Oui

Leur communication est opaque Ils ne comprennent rien au terrain Ils ont une logique comptable Ils ont et ont participé à la... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Témoignage
"Ma concentration ne dépassait pas les 30 minutes" : médecin généraliste, elle raconte "l'enfer" de son burn...
15/04/2026
21
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
15
Psychiatrie
"La caisse me réclame plus de 40.000 euros" : le combat d'un psychiatre pour des prescriptions basées sur les...
08/04/2026
20
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Déontologie
"On m'a sali alors que je n'ai fait que rendre service" : un médecin retraité jugé pour avoir continué à...
10/03/2026
0
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2