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"Augmentation marquée des recours aux soins d'urgence" pendant la canicule de mai
La canicule précoce survenue en mai a entraîné une hausse "marquée des recours aux soins d'urgence", ont constaté le ministère de la Santé et Santé publique France (SpF) dans un communiqué commun.
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Du 26 au 30 mai dernier, 26 % de la population française a été concernée par au moins un jour de vigilance orange canicule. Pendant cette période, Santé publique France a observé une hausse significative des recours aux soins d’urgence liés à certains indicateurs de santé surveillés et associés à la chaleur (hyperthermies, déshydratations, hyponatrémies et malaises).
Dès le 22 mai, les services d’urgence et SOS Médecins ont enregistré une augmentation progressive des consultations, atteignant un pic le 26 mai avec 411 passages aux urgences et 253 interventions de SOS Médecins. Durant cet épisode, les recours aux soins d’urgence pour certains effets associés à la chaleur sur la santé, ajoute le communiqué signé par le ministère de la Santé et SpF.
Le nombre d’hospitalisations après passage aux urgences pour les indicateurs de santé suivis a également augmenté à partir du 22 mai, avec plus d’une centaine de cas quotidiens, et jusqu’à 230 hospitalisations le 29 mai. Les hyperthermies et coups de chaleur ont principalement touché les moins de 15 ans et les 15-44 ans, tandis que les déshydratations et hyponatrémies ont surtout concerné les personnes de 75 ans et plus.
"Revenir au professionnalisme"
Fin mai, l'intersyndicale de SpF et le collectif "santé publique en danger" ont dénoncé dans un communiqué l'absence de déploiement d'une campagne sur l'adaptation à la chaleur prête à être diffusée, pointant une "ingérence des services du Premier ministre qui empêche Santé publique France de réaliser ses missions", a rappelé l'AFP. "Ces épisodes climatiques extrêmes étant malheureusement destinés à se renouveler et à s'intensifier, il serait judicieux de revenir au professionnalisme qui régissait antérieurement ces campagnes de prévention" avec SpF, a jugé Addiction France mardi.
Interrogé par l'AFP, le Service d'information du gouvernement (SIG) rattaché à Matignon a affirmé "avoir été saisi le 20 mai pour instruire en urgence une demande d'agrément" d'une "campagne de prévention dédiée aux fortes chaleurs" et avoir rendu un "avis favorable sous 48 heures". Mais "ce type de campagne relevant de la communication de crise", elle "pouvait être initiée dès le contexte de vigilance météorologique élevée connu", a-t-il assuré.
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