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Sécurité sociale : le Gouvernement veut faire 1 milliard d'euros d’économies
Le Gouvernement français veut réaliser un milliard d’euros d’économies sur le budget de la Sécurité sociale. Parmi les pistes envisagées, 800 millions d’euros de réductions sont demandés à la branche dédiée aux accidents du travail et aux maladies professionnelles.
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Le Gouvernement français a annoncé souhaiter faire des milliards d'euros d'économies supplémentaires pour garder le "cap" en matière budgétaire. Lors d'un comité d'alerte des finances publiques réuni mardi sous la houlette du Premier ministre Sébastien Lecornu, le Gouvernement a annoncé 3 milliards d'euros de nouvelles coupes budgétaires pour l'État et la Sécurité sociale. Dans le détail, 2 milliards concernent l'Etat, "en grande partie d'ailleurs liés aux mesures d'aide qui se sont déployées depuis avril dernier", et 1 milliard vise la Sécurité sociale, a précisé David Amiel, ministre des Comptes publics.
Dans ce cadre, le Gouvernement réclame 800 millions d'euros d'économies sur la branche de la Sécurité sociale consacrée aux accidents du travail et aux maladies professionnelles, souligne l’AFP.
Cette branche, qui assure les travailleurs contre les risques professionnels, est gérée par l'Assurance maladie et supervisée par les partenaires sociaux, a un déficit attendu d'"un milliard d'euros en 2026, et 1,5 milliard en 2027".
Il a été demandé aux syndicats et patronat de "définir les mesures d'économies qu'ils jugent pertinentes" avant le 14 juillet pour "un premier retour", alors que le Gouvernement prépare un projet de budget pour 2027 qui s'annonce difficile à boucler. Selon Denis Gravouil de la CGT, il y a deux solutions pour faire 800 millions d’euros d’économies : "augmenter les recettes, c’est-à-dire les cotisations qui sont uniquement patronales [...] ou bien baisser l’indemnisation."
Plafond d'indemnisation
Sans accord entre patronat et syndicats, "le projet du gouvernement serait de baisser le plafond d'indemnisation, à 1,8 Smic". Les complémentaires seraient chargées de compenser, complète Denis Gravouil, craignant des décisions par décret "dans l'été" pour s'appliquer dès les mois restants de 2026.
Pour FO, un tel plafonnement des indemnités journalières est une solution qui "n'est pas acceptable, car elle fait toujours peser sur les travailleurs les déficits de cette branche de la Sécurité sociale dont le financement est de la seule responsabilité des employeurs".
"Les indemnités journalières AT-MP n'ont pas vocation à être assimilées à des prestations sociales mais constituent une réparation destinée à compenser la perte de rémunération résultant d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle, c'est-à-dire d'un sinistre couvert par l'obligation de sécurité de l'employeur", souligne Éric Gautron, secrétaire confédéral de FO, dans un communiqué.
[Avec AFP]
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