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Plan santé mentale : les psychiatres dénoncent "l'amateurisme" du Gouvernement
Dans un communiqué commun, quatre organisations* représentant la totalité des psychiatres publics dénoncent le plan santé mentale qu'ils considèrent n'être que "de la comm'". Elles demandent une rencontre "en urgence" avec la ministre pour élaborer "un plan concerté".
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"On a le sentiment d'un catalogue d'intentions, élaboré à la va-vite et sans réelle concertation avec les acteurs de terrain", dénoncent les psychiatres publics au sujet du plan santé mentale récemment détaillé par le Gouvernement, faisant part de leur "consternation et leur colère à la sortie de la réunion interministérielle consacrée au bilan de la Grande cause nationale et aux orientations du Gouvernement pour la Santé mentale".
"Pas un mot" sur les 30% de postes vacants, sur la baisse d'attractivité de la psychiatrie ou encore "le sous financement chronique" de la discipline, déplorent les psychiatres qui constatent en revanche "des annonces détaillées sur la prévention de la délinquance ou la mise en place d'un "coupe file" dédié aux jeunes "sans mise en œuvre des moyens supplémentaires nécessaires". "La question des hospitalisations en psychiatrie n'a même pas été effleurée", s'indignent les signataires du communiqué.
Si des mesures ont été mises en avant, elles "sont présentées sans méthodes, sans structuration, sans échéanciers et encore moins, sans moyens ni ressources supplémentaires. Tout cela sans bon l'amateurisme !", constatent les psychiatres qui demandent "en urgence une rencontre avec la ministre pour établir ensemble un plan concerté pour l'avenir de la psychiatrie publique".
*Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH), Intersyndicale de défense de la phychiatrie publique (IDEPP), Syndicat des psychiatres d'exercice public (SPEP), Union syndicale de la psychiatrie (USP)
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