protection sociale

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Macron missionne quatre experts pour refonder le financement de la protection sociale 

Emmanuel Macron a confié à quatre experts une mission sur le financement de la protection sociale. Chargés d'établir un état des lieux et de proposer des pistes de réforme, ils doivent remettre un rapport d'ici à la fin de l'année 2026, quelques mois avant l'élection présidentielle.  

13/07/2026 Par Alexis Vignais
Economie Assurance maladie / Mutuelles
protection sociale

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Emmanuel Macron a confié une mission sur le financement de la protection sociale à quatre experts (Marianne Kermoal-Berthomé,
directrice des politiques sociales à la Caisse des Dépôts, Pierre Ricordeau, inspecteur général des affaires sociales, ainsi que les économistes Alexandra Roulet et Hippolyte d'Albis), qui doivent rendre un rapport consultatif fin 2026. Objectif : "éclairer le débat public", selon une lettre du président consultée par l'AFP. 

Ces spécialistes seront chargés de dresser un état des lieux du modèle de financement actuel et proposer des scénarios pour le refonder. Ce système, "un pilier de notre pacte républicain", est "soumis à des défis majeurs", indique Emmanuel Macron, dans la lettre de mission.

Parmi ceux-ci, le vieillissement de la population mais aussi de "nouveaux risques comme celui de la dépendance ou les contraintes induites par la monoparentalité", ainsi que les enjeux liés à la transition numérique et l'intelligence artificielle, énumère-t-il.  

Or, "le facteur travail reste le premier contributeur au financement de la protection sociale, avec des conséquences tant sur la compétitivité de nos entreprises que sur le pouvoir d'achat des actifs", écrit Emmanuel Macron.

Le président souligne la "tension" entre "le besoin de financement de notre protection sociale" et son "poids mécanique sur le tissu économique comme sur la rémunération tirée du travail". "Il est donc nécessaire d'éclairer le débat public sur la soutenabilité de ce modèle", estime-t-il. 

La commission des comptes de la Sécurité sociale prévoit un déficit plus lourd que prévu en 2026, à 23,4 milliards contre 19,4 milliards d'euros prévus au moment du vote du budget 2026 de la Sécurité sociale, l'hiver dernier. 

Le rapport doit présenter les différents scénarios qui pourraient permettre de refonder ce système de financement, en prenant en compte l'équité entre les générations et l'impact des évolutions proposées, notamment sur le taux de pauvreté et les inégalités, selon le président. 

Il est attendu fin 2026, soit quelques mois avant la fin du mandat d'Emmanuel Macron et du premier tour de la présidentielle le 18 avril 2027. Sa publication en pleine campagne devrait contribuer à placer sous les projecteurs le thème du financement de la protection sociale. 

[avec AFP]  

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6 débatteurs en ligne6 en ligne
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FRANCOIS CORDIER
4 k points
Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 23 jours
iI sera fort étonnant que nos 4 "experts" technocrasseux aiens seulement l'idée de changer la solidarité de cadre paradigmatique: - actuellement, le "à chacun selon ses besoins" permet à tout usager du système de déclencher de la dépense au rythme, non pas seulement de ses besoins réellement sanitaires ni même "médicaux", mais au rythme très supérieur de ses demandes, voire de ses exigences de garanties de "moyens" maximaux d'être maintenu dans son état optimal, voire d'être ramené à un "état antérieur" jugé par lui préférable à son état du moment; et cela prélevé sans borne ni même sans limite sur une anonyme tire-lire communautaire pourtant bien bornée par la somme des cotisations qui y entrent chaque année. Depuis plus de 50 ans, il est pourtant définitivement clair que "cotiser selon ses moyens" ne suffira plus jamais à assurer l'équilibre budgétaire de ce tonneau des danaïdes collectivisé. L'addition de taxes et surtaxes (CSG, RDS, . . . °) n'aura rien résolu. Il faudra donc recentrer l'application de la généreuse idée de solidarité sur le seul point d'une société où la notion de "responsabilité" puisse s'appliquer: L'INDIVIDU-citoyen-usager d'un système financier de soin humain. Un compte-épargne personnel "Santé-Social" peut parfaitement être équitablement "solidarisé" par deux niveaux d'abondement extérieur: 1) les mieux pourvus en finance et/ou en santé à l'instant T prélèvent un pourcentage de leur "capital SS" pour abonder le compte personnel d'un moins pourvu; 2) l'Etat-Providence complète selon ses moyens du moment ce premier flux solidaire en cas d'insuffisance persistante. Chacun devient ainsi responsable de son "répondant" (lire capital); libre d'investir en prévention sans attendre le sinistre d'une maladie. Disparaissent ainsi: - caisses principales "de branche" et leurs coûteuses pyramides administratives; - caisses complémentaires; et avec elles leurs frais de gestion et inégalités statutaires et de prestations . On attend nos "experts" sur ce terrain d'un nouvelle éthique économique citoyenne, pas ailleurs sur les terrains glissants d'économie punitive ou restrictive dont les "solutions finales" d'un siècle révolu sont inéluctablement périmées.
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VieuxDoc Attéré
4,2 k points
Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 26 jours
Ce débat est bien sur utile , mais le mettre sur la table après 10 ans de pouvoir et de déficits budgétaires successifs , il était plus que temps. Quel est le sens caché de cette affaire : -repasser la patate chaude en douce à son successeur ? en s'exonérant de la non -gestion du problème ? bon il a quand même des excuses : Covid , Ukraine , détroit d'Ormuz ... -signe que nos déficits sont devenus si énormes que les acheteurs de la dette française en ont aussi ras la patate ? -déshabiller Saint -Pierre ( la protection sociale ) pour habiller Saint-Paul ( le financement du réarmement )? Notre pauvre Marianne n'a plus grand chose sans doute pour se mettre sur le dos , heureusement en ce moment , le bikini suffit !!!!
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Michel Rivoal
13,5 k points
Plume
Anesthésie-réanimation
il y a 25 jours
Quelle lucidité! quelle anticipation! On se croirait revenu aux mesures d'urgences pour les épisodes de canicules! "Mais qui aurait pu prévoir le changement climatique?"!!! Qui en effet pouvait prendre la mesure du vieillissement de la population? Qui pouvait imaginer l'accroissement de la dépendance? Qui pouvait se rendre compte des problèmes de la monoparentalité? En un peu moins de dix ans si on ne pense qu'à son propre exercice! Et même quand on a été dans le gouvernement précédent... chargé du budget peut être? Et l'IA, vous vous rendez compte? Si j'y pense pas, qui le fera? L'avantage de former une mission, c'est de montrer qu'on y pense et que s'il faut quitter la direction des affaires, on laisse une liste de courses et qu'on pourra critiquer si elles ne sont pas faites. En vue d'un retour après une mise au vert? Sans blague! Le genre à (re)traverser la rue pour (re)trouver un job.
 
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