Image générée par IA

Image générée par IA

L’activité d’un gène au cœur de notre susceptibilité à la dépression

10/07/2017 Par Dr Alain Trébucq
Recherche
Image générée par IA

Image générée par IA

Les individus sont loin d’être égaux face au stress et aux stimulations négatives itératives. Certes, l’environnement global de l’individu compte beaucoup dans cette inégalité mais il existe aussi, à l’évidence, une part innée faisant de certains des résilients. Selon un travail publié dans la dernière livraison du Journal of Neuroscience, le niveau d’activité d’un gène serait déterminant dans ce phénomène de résilience.

L’équipe de Mary Kay Lobo (Université du Maryland, Baltimore, Etats-Unis) a travaillé sur un gène particulier dont l’expression a déjà été corrélée au risque de dépression, il s’agit du gène Slc6a15. Celui-ci a été notamment identifié dans les neurones des nucleus accumbens, un ensemble de neurones situés à l'intérieur de la zone corticale prosencéphalique et qui est largement impliqué dans le système de récompense mais aussi dans l’assuétude, le rire, la peur, etc. L’activité de ces neurones est corrélée à la dopamine et à la sérotonine, deux neuromédiateurs dont on connaît l’importance dans la régulation de l’humeur. En travaillant sur un modèle expérimental animal, les auteurs de cette publication ont constaté que les animaux les plus sensibles au stress et aux événements négatifs étaient ceux dont le niveau d’activité du gène Slc6a15 était le plus bas, en particulier au sein des neurones D2 dopaminergiques. En manipulant génétiquement ces souris de manière à influencer l’activité de ce gène, les auteurs démontrent claiement qu’en en réduisant l’activité, ils augmentent la vulnérabilité des souris aux stimuli négatifs alors qu’en en augmentant l’activité, ils diminuent cette vulnérabilité. Ces mêmes constats ont ensuite été faits sur des humains ayant traversé des périodes dépressives majeures ou ayant fait des tentatives de suicide. Cette découverte permet donc d’imaginer une nouvelle voie thérapeutique contre la dépression en agissant directement sur l’expression de ce gène.  

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

3 débatteurs en ligne3 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3