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Financiarisation de la santé : l'Ordre des médecins salue le plan du Gouvernement et veut renforcer la régulation
Le Conseil national de l'Ordre des médecins (Cnom) salue le plan d'action gouvernemental visant à préserver l'indépendance des professionnels de santé face à la financiarisation. Face à la complexification croissante des montages juridiques et financiers, le Cnom a créé en septembre 2025 une mission dédiée à la financiarisation des structures de santé.
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Le Conseil national de l'Ordre des médecins entend prendre toute sa place dans la régulation de la financiarisation du système de santé. Dans un communiqué, l'instance ordinale se félicite de la présentation par le Gouvernement d'un plan d'action destiné à préserver l'indépendance des professionnels de santé et à maîtriser les effets de l'intervention des acteurs financiers dans l'offre de soins.
Pour le Cnom, ce plan constitue une étape importante face à un phénomène désormais durable, présent dans l'ensemble des secteurs de l'offre de soins. L'Ordre alerte sur les risques que cette évolution fait peser sur l'indépendance des médecins, mais aussi sur la qualité et la sécurité de la prise en charge des patients.
L'instance ordinale rappelle avoir créé, en septembre 2025, une mission spécifiquement consacrée à la financiarisation des structures de santé. "L'enjeu n'est plus de savoir s'il faut accepter ou refuser la financiarisation : elle est désormais une réalité. Il convient aujourd'hui d'en définir un cadre de régulation adapté, permettant aux médecins de choisir leur mode d'exercice, tout en garantissant leur indépendance professionnelle ainsi que la qualité et la sécurité des soins pour les patients", insiste l'Ordre.
Ses travaux menés au cours des douze derniers mois auprès des parlementaires, des pouvoirs publics et des acteurs économiques, ont abouti à plusieurs propositions concrètes.
En parallèle, le Cnom a obtenu "la modification de l'article 91 du code de déontologie médicale qui renforce les obligations de communication de la documentation juridique des sociétés d'exercice et des médecins associés". Cette documentation doit désormais "prendre en considération les clauses essentielles de contrats ou de statuts types établis, le cas échéant, par le Conseil national de l'Ordre".
Ces évolutions devraient permettre à l'Ordre de mieux appréhender les modalités d'organisation et de fonctionnement des structures médicales, dans un contexte où les montages juridiques et financiers se complexifient.
L'instance ordinale se félicite également que les orientations gouvernementales rejoignent plusieurs de ses propositions, notamment le renforcement des missions de contrôle des ordres professionnels, l'élaboration d'une doctrine relative aux sociétés d'exercice, une meilleure transparence des structures de santé et un accompagnement entrepreneurial des professionnels.
Le Cnom "reste vigilant" quant aux conséquences de la financiarisation sur l'indépendance médicale et la qualité des soins.
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