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3 000 docteurs juniors de médecine générale en novembre ? Ce que disent vraiment les chiffres

Mercredi, le ministère de la Santé annonçait que près de 3 000 docteurs juniors de médecine générale débuteront leur quatrième année d'internat en novembre, puis 591 en mai 2027. Le CNGE avance, de son côté, que ces internes seront au nombre de 2 682 en novembre. Comment expliquer cette différence ? D'où viennent ces chiffres ? Décryptage. 

16/10/2026 Par Aude Frapin
Décryptage 4ème année de MG
Interrogation

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Combien de docteurs juniors (DJ) de médecine générale feront réellement leur rentrée en novembre ? Dans une communication sur la hausse des effectifs des étudiants en santé, diffusée mercredi 14 octobre, le ministère de la Santé annonçait "un peu moins de 3 000" DJ de médecine générale début novembre, auxquels s’ajouteront 591 autres en mai 2027. Interrogé par Egora sur ce premier chiffre, le cabinet précise qu’il s’agit d’un "arrondi". Les données détaillées de l’appariement, issues du Collège national des généralistes enseignants (CNGE), permettent d’affiner ce décompte. 

À l’issue du troisième tour organisé mi-septembre, 2 535 DJ de médecine générale ont été affectés sur les 2 568 participants à la procédure, soit 98,7 %, selon le Pr Olivier Saint-Lary, président de l’institution. Au total, 33 internes restaient à affecter lors du quatrième tour prévu entre le 24 et le 29 septembre. À ces effectifs s’ajoutent 114 internes qui effectueront leur premier stage dans le cadre d’un inter-CHU. Au total, 2 682 DJ doivent donc démarrer leur quatrième année en novembre 2026, selon les données communiquées par le CNGE. Un chiffre inférieur aux 3 000 annoncés par le ministère, bien que ce dernier relève d’un arrondi. 

Mais comment expliquer l’écart entre ces effectifs et la taille initiale de la promotion ? En 2023, les étudiants inscrits en première année d’internat de médecine générale – qui doivent donc débuter leur quatrième année cette rentrée - étaient environ 3 800, selon les données rapportées par Caroline Barichon, présidente de l’Isnar-IMG*. Le Pr Olivier Saint-Lary évoque, lui, une promotion réduite à environ 3 400 internes à la fin de la phase d’approfondissement, sans donner plus de précisions. 

28 % des étudiants concernés par un décalage de parcours

À cette baisse d’effectifs s’ajoutent les décalages de parcours d’une partie des internes qui ne débuteront pas leur quatrième année en novembre, mais plus tard. "Dans un DES, il y a toujours des internes qui demandent une disponibilité, qui ne sont pas validés, qui font une grossesse ou qui sont malades", explique le Pr Saint-Lary. Selon lui, 28 % des internes de la promotion sont concernés par un décalage de parcours.

Parmi ces décalages, le ministère prévoit, comme évoqué précédemment, 591 arrivées supplémentaires en mai 2027**. Rapportés à une promotion d’environ 3 400 internes, les 28 % évoqués par le Pr Saint-Lary représenteraient au total près de 950 étudiants. Par différence, environ 360 internes manquent encore à l’appel. Les chiffres communiqués ne permettent pas de savoir quand ces 360 internes commenceront leur quatrième année ni de savoir ce qu’il advient de leur parcours. 

Le Pr Olivier Saint-Lary assure, en tout cas, que ces reports seraient rarement motivés par la crainte des difficultés liées à la nouvelle quatrième année. Ils s’expliqueraient surtout par des congés maladie, congés parentalité ou un stage non validé. Les disponibilités directement liées à la réforme existeraient, mais resteraient limitées. 

Caroline Barichon alerte toutefois sur des disponibilités parfois subies, notamment lorsque des internes ne parviennent pas à soutenir leur thèse dans les délais. "Certains étudiants ont fait tout ce qu’il fallait pour passer leur thèse mais se sont retrouvés empêchés de la soutenir à temps pour des raisons administratives ou de calendrier", rapporte-t-elle. Au vu de la forte demande cette année, compliquant parfois l’obtention d’une date, certains internes ont pu être contraints de repousser leur thèse et prendre six mois de disponibilité. Une situation signalée dans six des 24 subdivisions représentées par l’Isnar-IMG, où des étudiants n’ayant pas pu soutenir leur thèse à temps se seraient vu imposer une disponibilité. Dans trois autres subdivisions, un stage supplémentaire aurait été imposé. Selon les subdivisions, ces situations ont pu concerner jusqu'à une dizaine d'internes. Le syndicat indique ne pas disposer d’un décompte national précis.

*Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale

**Au total, 3 273 internes docteurs juniors de médecine générale sont attendus sur l’année universitaire 2026-2027

Faut-il imposer à tous les généralistes libéraux d'être le médecin traitant d'au moins 500 patients ?

Pascale Debenest

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J'ai choisi médecine libérale justement pour être libre d'organiser mes journées comme je l'entends . Je suis en campagne (bourg d... Lire plus

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