@Reddragonfly/stock.adode.com
Canicules à répétition : SOS Médecins appelle à "redonner toute sa place" à la visite à domicile
Alors que la France vient à bout de son cinquième épisode caniculaire de l'été, SOS Médecins appelle à "redonner toute sa place" à la visite à domicile, une pratique qui permet d'"intervenir précocement" auprès d'un public vulnérable.
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La visite à domicile, une "médecine du passé" ? Loin de là pour SOS Médecins. Si la pratique a reculé "au cours des dernières décennies", les épisodes caniculaires qui ont frappé la France depuis la fin du mois de mai "ont une nouvelle fois montré l'intérêt d'une médecine capable d'aller vers les patients les plus fragiles", estime la fédération dans un communiqué signé par son président, le Dr Philippe Paranque.
En période de fortes chaleurs, le médecin de SOS intervenant à domicile "ne voit pas seulement un patient et sa pathologie". "Il évalue aussi son environnement et ses capacités réelles à rester chez lui : température du logement, hydratation, prise des traitements, autonomie, isolement, présence d'un entourage ou épuisement des aidants." Autant d'éléments qui "peuvent être déterminants dans la décision médicale", souligne SOS Médecins.
"La visite permet ainsi d'intervenir précocement, d'adapter les traitements, de mobiliser l'entourage ou les autres professionnels et, chaque fois que l'état du patient le permet, d'organiser son maintien à domicile plutôt que son orientation vers les urgences", poursuit la fédération, qui rappelle que "c'est aussi en amont de l'hôpital que se prévient son engorgement".
"À l'heure du vieillissement de la population et du développement souhaité du maintien à domicile, cette capacité d'aller vers doit être préservée et mieux reconnue" pour la fédération. L'évaluation de la visite, qui "mobilise davantage de temps médical", ne "peut se limiter au coût de l'acte". "Elle doit aussi prendre en compte ce qu'une prise en charge suffisamment précoce peut éviter en aval" (transport sanitaire, hospitalisation, etc.).
La fédération appelle ainsi les pouvoirs publics à "redonner toute sa place" à la visite. Une "visite médicalement pertinente, prioritairement destinée aux patients âgés, fragiles, dépendants ou difficilement mobilisables." "Cet été nous l'a encore montré : pour permettre demain à davantage de Français de vivre et d'être soignés chez eux, il faudra conserver des médecins capables d'aller jusqu'à eux", insiste-t-elle.
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