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Dépité du Ségur, un anesthésiste veut rendre justice aux libéraux

Elles ont suscité beaucoup d’espoirs chez le personnel soignant au lendemain de la crise du coronavirus mais les négociations du Ségur de la santé ont déçu. C’est pour ces raisons qu’à 44 ans, le Dr Arnaud Chiche, anesthésiste-réanimateur à Hénin-Beaumont, a décidé de créer au plein cœur de l’été, un nouveau collectif “Santé en danger”. En colère, fatigué et se voulant représentant “de tous les soignants” et de “tous les oubliés”, il demande un “Ségur II” de la santé en septembre. Le groupe rassemble déjà plus de 130.000 membres. 

 

Pourquoi avoir créé “Santé en danger” ?

J’ai travaillé douze ans en réanimation en tant que praticien hospitalier et pour des raisons personnelles, de confort de vie et de rémunération, j’ai décidé d’aller travailler dans un Espic. A l’hôpital, je m’en sortais, mais j’étais obligé de prendre énormément de gardes. Tout allait bien dans mon service actuel… Quand la crise est arrivée. Je me suis retrouvé, dès le début, en première ligne pour organiser les filières, la prise en charge, le diagnostic. En mars, on a fait comme tout le monde : on a créé des lits de réanimation, on a déprogrammé, réorganisé les missions des paramédicaux. On a transformé la clinique en une grande unité Covid. Pendant le confinement, j’ai été gêné par certains discours des politiques. Le port du masque par exemple, entendre un ministre dire que c’est inutile… Je me suis dit que cet homme ne pouvait pas être médecin. En plus de cela, qu’il était mal entouré. Ce qui m’a aussi posé problème, c’était la retranscription des messages du Conseil scientifique en un message sociétal.

Et puis, en juillet, j’ai suivi le Ségur de loin. Au début, ce qui était proposé était pas mal… Je me disais : “Après la première crise, avant la seconde, il y a des négociations pour les soignants. C’est un alignement des planètes”. Mais Olivier Véran a bâclé. Petit à petit, c’est devenu un grand n’importe quoi. Ça m’a mis en colère. Le lendemain de la signature, j’ai posté un message sur Facebook qui est devenu viral. J’ai reçu plein de témoignages. Je me suis dit que quelqu’un devrait endosser la cause des soignants malheureux, maltraités, méprisés… Et aussi prendre en compte la ville, qui a été totalement oubliée au “Ségur I”. 

 

 

En quoi les libéraux peuvent-ils se reconnaître dans votre collectif ?

Ce collectif dit qu’il n’est pas normal qu’il y ait des oubliés. Le message c’est “tout le monde autour de la table”. Les priorités pour la ville, c’est par exemple la simplification des charges pour les généralistes, moins d’administratif, simplification des filières. On pourrait utiliser le mot clé “choc” pour en faire un programme : “choc simplificatif”, “facilitatif”, capacitaire. Il est anormal qu’un médecin...

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