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"Performance médiocre", "organisation défaillante" : La médecine scolaire épinglée par la Cour des comptes

Dans un rapport publié mercredi 27 mai, la Cour des comptes pointe les nombreux dysfonctionnements de la médecine scolaire. Une réforme "s'avère indispensable" pointent les sages de la rue Cambon.
 

Pénurie de médecins, "performance médiocre" et "organisation défaillante": les "difficultés chroniques" de la médecine scolaire sont connues de longue date et se sont accrues ces dernières années, malgré une hausse des effectifs de 4% depuis 2013, avec plus de 20.300 postes (équivalents temps plein) fin 2018 relève la Cour des comptes dans son rapport.

Mais le nombre de médecins a chuté de 15% en cinq ans, avec moins de 1.000 postes occupés et plus de 400 vacants. Moins de la moitié des places ouvertes par concours chaque année sont pourvues. Ainsi le taux d’encadrement des élèves s’est dégradé de 20 % en cinq ans pour atteindre en moyenne nationale un médecin pour 12 572 élèves en 2018. Le taux d’encadrement a chuté dans 75 départements et dans 31 d’entre eux au-delà de 40 %.

La Cour préconise "une revalorisation salariale significative" et précise qu'une hausse "de 30%, d'un coût estimé à 3 millions d'euros, serait une première étape".

L’activité des médecins scolaires est largement absorbée par les bilans de santé individuels obligatoires et l’adaptation de la scolarité des élèves à besoins éducatifs particuliers, en situation de handicap ou atteints de pathologies chroniques pointe la Cour.

Les sages relèvent des lacunes en matière de dépistages obligatoires. Ainsi en 2018, la visite de la 6e année a concerné "moins d'un enfant sur cinq" (18%) "alors qu'elle est en principe universelle". Le bilan infirmier de la 12e année n'a été "réalisé que pour 62% de l'ensemble des élèves" et les visites médicales d'aptitude dans les seuls lycées professionnels publics n'ont été "effectives que pour 80%" des mineurs, ce qui "met en jeu la responsabilité des chefs d'établissement" indique le rapport.

Un "cloisonnement" entre médecins et infirmiers, depuis une réforme de 2015 est soulignée par la Cour qui recommande qui de "revenir à une vision globale de la gestion de la santé scolaire et de ses personnels".

 

[Avec AFP]

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