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"Il faut mettre fin aux corporatismes et ouvrir la voie à de réels transferts de compétences", déclare l’Ordre infirmier

Lors d’une conf​érence de presse, ce mardi 4 octobre, l’Ordre infirmier a présenté une cartographie inédite concluant qu’"il n'y a pas de désert infirmier". Son président a ainsi lancé un appel à s’appuyer sur les infirmières pour répondre aux défis de l’accès aux soins et à étendre leurs compétences au plus vite.

 

Ce mardi, l’Ordre des infirmiers (ONI) a présenté une cartographie inédite de la profession infirmière, basée sur les 458.000 professionnelles inscrites au tableau. Elle montre "de manière incontestable, la présence des infirmiers sur tout le territoire national y compris dans les zones où on ne se trouve pas de médecin traitant", a indiqué le président de l’instance.

"La densité infirmière, tous modes d’exercice confondus, est particulièrement élevée dans les zones de sous dotation médicale, en particulier de médecins généralistes", précise l’Ordre dans un communiqué, qui ajoute que l’âge moyen des infirmières en exercice est de 39,4 ans, "nettement moins élevé que celui des autres professionnels de santé".

Alors que le ministre de la Santé, François Braun, a officiellement lancé le CNR santé ce lundi, avec pour enjeu majeur de résoudre les difficultés d’accès aux soins des Français, "ce serait une faute de ne pas s’appuyer sur cet atout considérable pour répondre aux besoins de nos concitoyens et enfin régler le problème des déserts médicaux", a estimé Patrick Chamboredon.

Tirant la sonnette d’alarme au Mans, le ministre a indiqué s’en remettre aux sept ordres des professions de santé pour "proposer des 'bougés' très concrets" entre les métiers afin de "mieux répartir le temps soignant", faute de quoi l’exécutif "prendra ses responsabilités", a-t-il précisé devant les acteurs de la santé.

"Mais à date il ne peut que constater que les travaux ne laissent pas de perspective d’accord sur les transferts effectifs de compétences médicales demandé par les ordres paramédicaux et l’accès direct à ces professionnels pour certaines prises en charge", a déploré l’ONI. Les conclusions d’un comité de liaison – réunissant les ordres – sur le sujet se font en effet attendre. Ces dernières devaient paraître fin septembre.

L’Ordre infirmier a ainsi rappelé qu’il souhaitait "porter l’accès direct aux IPA", "mettre en place des infirmiers de premier recours", "donner l’ingénierie du parcours de soins du patient aux infirmiers" et "acter une réelle autonomie de la profession".

"Il faut permettre aux infirmières et infirmiers de gagner en autonomie et d'avoir une capacité reconnue de leur diagnostic dans leur champ d'activité. L’accès direct et la reconnaissance de leur rôle dans la coordination du parcours de soins doivent être acceptés et encouragés. Pour cela, il faut mettre fin aux corporatismes et ouvrir la voie à de réels transferts de compétences entre professionnels de santé", a soulevé Patrick Chamboredon, ajoutant que "la réécriture du décret infirmier est à cet égard une priorité".

Selon l’AFP, la question devrait être évoquée ce mardi soir au cours d’un entretien avec la ministre déléguée aux Professions de santé, Agnès Firmin Le Bodo, et mercredi matin, avec la députée Stéphanie Rist, rapporteure générale du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2023.

[avec AFP]

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